dimanche 31 août 2008

Rideau!!

Rouen. Melbourne. La Vendée.

Rideau Mesdames et Messieurs! Demain, la nouvelle représentation va commencer alors nous clôturons ces vacances. Je mets donc le reliquat de ce que j'avais comme pensées diverses..
Je commence par une annonce: un plat a disparu de chez moi. Une grosse assiette creuse et je me sens un peu con car je ne sais pas comment celà a pu arriver.
Je navigue entre mes sujets de l'agrégation, un terrain un peu plus connu maintenant, je mets des Converse "malgré le fait de ne plus avoir 17 ans", je commande la saison 6 de The Shield en me rendant compte que ma saison 2 doit encore être chez des anciens amis de l'époque d'avant.
Je fais mon sac en pensant à la déco de ma salle, je suis content de prendre des douches de plus de 2 minutes et de reprendre les haltères dès demain. L'hiver que j'ai fui va bientôt revenir mais en attendant on va en profiter. Le Cool Cat me fait les calins en retard de ces 5 semaines, la saison de foot reprend jeudi (et mes Bengals vont être calamiteux).
Bref le rideau tombe, et la foule, nerveuse et impatiente attend qu'il se relève. Et j'entends déjà les trois coups...

dimanche 24 août 2008

Avec impatience



Pause de 4 jours. Départ en Vendée, au soleil. Enfin.

Et voici l'hymne officieux australien avec lequel je vais torturer mes élèves. Deux pubs par Telstra. La fatigue me donne ce pincement au coeur (elle a bon dos la fatigue, ;-))




C'est ma cousine qui parle à Bill!

Advocates Share Ideas in Teaching About AIDS


Published: August 9, 2008

MEXICO CITY — Like most scientific conferences, the 17th International AIDS Conference, which ended here on Friday, had its share of researchers presenting and discussing the findings of multiyear investigations in clinical terms.

There was “a ‘planting and eating soybean’ project for people living with H.I.V./AIDS in rural Anhui, China,” “situational analysis and client satisfaction evaluation of A.R.T. centers in India” and “coordinating procurement planning using logistics data,” to name but a few such studies.

Mixed among the strait-laced scientists, though, were activists wearing condom costumes and T-shirts that asked, “Got AIDS?”

More than a quarter of a century since the AIDS epidemic was first recognized, the advocates say, they must be increasingly imaginative in their efforts to educate the public about the disease. Posters on display showed condom-shaped superheroes sailing through the air and oversize insects, representing the virus, having sex with unsuspecting victims. The worst thing, those involved in drawing attention to the epidemic say, is to be so dull that people’s eyes glaze over.

“There is a need to renew and freshen efforts because the virus does not get bored, nor does it fail to find new people at risk every year,” said Dr. James W. Curran, who led the AIDS Program at the Centers for Disease Control and Prevention for many years before becoming dean of the Rollins School of Public Health at Emory University.

One attention-getting advertising campaign on display — called “If I were H.I.V. positive...” — was created by a French group called AIDES. For two years, AIDES has printed posters and postcards and created advertisements using photographs of prominent people above questions meant to challenge stereotypes about infected people.

“If I were H.I.V. positive, would you let me be your doctor?” says one ad bearing the likeness of Dr. Pedro Cahn, the immediate past president of the International AIDS Society, which ran the meeting.

Another showing a blonde woman asked, “If I were H.I.V. positive, would you invite me to your home?” The picture was of Crown Princess Mette-Marit of Norway.

After former President Bill Clinton gave the keynote address on Monday, Floriane Cutler, an AIDES staff member, ducked under a rope and handed him a poster that the group had prepared of him in the hope that he would approve its distribution.

“Would I ever have been president of the United States, if I were H.I.V. positive?” it read. The group used a photo of Mr. Clinton that it had downloaded from the Internet.

Ms. Cutler said Mr. Clinton listened to her quick spiel about the idea behind the antistigma campaign, smiled at her and then moved along with a copy of the poster in his hand.

During France’s presidential campaign last year, the group printed posters of all the candidates. Nicolas Sarkozy, who eventually won, was the toughest to deal with, the group said. His representatives did not initially respond to the questionnaire they were sent seeking his positions on AIDS-related issues or approve an ad campaign.

So the group pressed him into it with a poster that asked: “Even though I don’t care about AIDS, will you vote for me?”

In Mr. Clinton’s case, the group has no plans to issue such a challenge. Olivier Denoue, deputy managing director of AIDES, said Mr. Clinton’s foundation was doing important work on combating AIDS in the developing world and that the former president was regarded as a leader in the field. But the group is eager for an answer on whether he will join the actors, sports figures and other celebrities, most of them French, who are already part of the advertising campaign.

And AIDES is already preparing a backup plan in case Mr. Clinton, whose office did not respond to a request for comment on the campaign, says no.

“If we don’t get Bill Clinton,” Ms. Cutler said, “maybe we’ll get Madonna or Barack Obama or Sharon Stone.”


SOURCE: NY TIMES! (classe, non?)

Retour, presque

Rouen. La fatigue du décalage horaire est toujours spéciale. Tout d'abord parce que quand vous endormez vous pensez dormir pendant un siècle et vous vous réveillez au garde-à-vous à 9 heures. Ensuite il y a les rêves. Comme toujours après une intense immersion, vous rêvez de vous jeunes (mais des sympas, ce qui est bien) et de vos amis australiens, et grand luxe, vous rêvez en anglais. Au moment où votre esprit émerge, vous vous rendez-compte (les yeux toujours fermés) que la géographie qui vous entoure n'est plus la même. La fenêtre n'est pas au même endroit, vous les SENTEZ; Votre cerveau analyse au plus vite les lieux possibles alors que les paupières s'ouvrent: la configuration est celle de chez soi. Tout revient alors en une pensée. Je me lève, cherche l'heure, et je vois qu'il pleut. Pourtant j'ouvre la fenêtre car il ne fait pas SI froid. Il fait déjà nuit là-bas, et je n'y suis plus. Je ne plus dans le futur mais dans le présent et quand je lis les news françaises ça donne envie de fuir quand même. J'ai faim, le frigo est vide, je dois régler les soucis de mutuelles dont le courrier m'a livré le fascinant feuilleton. Bref je ne suis nulle part. Ni dans le passé, ni dans le futur. Ni en France, ni en Australie. Je ne suis nulle part. A moins que celà ne soit le contraire.


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samedi 23 août 2008

Arrivé

Melbourne-Singapour-Paris-Rouen.
Mon escapade est finie...Quelques mots quand je me serai réveillé

jeudi 21 août 2008

C’était un soir Messieurs Mesdames où Internet était en panne…

Melbourne. Il m’est facile de paraphraser cette chanson de Pierre Perret mais c’est à elle que j’ai pensé quand Internet nous a laché. Le Cap a été franchi signifiant que notre débit est maintenant limité mais parfois cela amène une connexion inexistante. Heureusement que je ne vis pas ici car mon budget internet exploserait. Les hotlines sont aussi incompétentes qu’en France : « vérifiez votre mot de passe » par exemple. Mais non crétin, pourquoi j’aurais changé mon mot de passe et j’y aurais touché si tout allait pour le mieux ? Bon ce n’est pas moi qui ai dit cela mais Luke.

Je me suis alors retourné vers le cahier de texte australien qu’une école m’a donné. Et à l’aide de mon PC j’ai préparé les cours pour l’an prochain. Euh, pour le mois prochain. Oui, à Melbourne. Mais soyons honnête, c’est toujours ça en moins que je ferais en revenant en France et je vais pouvoir tenir assez longtemps sans me remettre à l’atelier créatif. Et combien de profs vont faire une séquence sur le Joker ?
Mais cette pause tombe bien aussi. Je n’arrive pas trop à dormir ces derniers jours et je le dis franchement, rentrer me fera du bien. Je ne sais pas vers quoi je rentre mais j’y rentre. La saison de football va recommencer, l’agreg, le sport, Michael et ses copains, bref il y a pas mal de composantes qui font que je suis heureux de revenir en France. Bon, le seul inconvénient c’est que c’est la France mais on ne peut pas tout avoir.
Je pense que la nuit et le froid ont eu raison de moi dernièrement et que mon petit voyage à Sydney bien ensoleillé a été assez cruel. Je vous épargne des jeunes qui se comportent en vrai(e)s divas. Les petits choux qui s’emportent car j’ai « cafté » à mon organisme leur attitude déplorable. Et donc non, je ne suis pas un mono (je n’ai pas de BAFA) et ceci n’est pas une colo et BIG NEWS, STOP THE PRESS : ce ne sont pas des vacances, c’est un séjour. Pauvres petits plein de sousous. Donc cette année j’avais à bord une bonne brochette de gamins bien immatures et comme toujours, les adorables passent inaperçus mais qu’est-ce qu’ils étaient bien, ces adorables.

J’ai donc découpé les unes de journaux qui m’intéressaient, j’ai commencé à faire les affaires et je serais loin des 42 kilos de l’an dernier c’est sur. Quand on rentre d’un voyage, on a toujours des envies, des résolutions mais quand la vie reprend ses droits, ceux-ci disparaissent bien vite. Il n’y aura que les paquets de Tim Tam pour me rappeler cet hiver austral quand l’hiver français reprendra ses droits avec les allers-retours sur Misery.

Revenons à demain : mousse au chocolat. Dernière touche française à ce séjour et grande première pour moi. Si j’arrive à faire le dixième de celle de Mammie, je serais heureux et ça sera un succès.
Revenons au présent : Mehdi Bahla commence à courir. « Ce coureur n’a jamais rien fait car il attend toujours trop ». Pas le genre de commentaires que l’on aurait en France, c’est certain…Et à voir la course qu’il vient de faire, à finir 4ème d’une manière bien de chez nous, ils avaient raison !
Allez, c’est l’heure des fées pour moi, en espérant bien dormir cette fois.


Un nouveau soir. J’étais avec mes amis, dans un chaleureux repas aux rires résonnant autour de ma mousse au chocolat qui était il faut le sire plus proche du sirop que de la mousse de mammie. Comme pour tout, il faut travailler, surtout en cuisine. Et que s’est-il passé alors ? Le téléphone sonne, une jeune a donc passé pour 100 dollars de communication. Le pire c’est que cette jeune insulte la famille, criant au scandale, que tout est inventé. Ce genre de jeune me passe par les yeaux. Pas foncièrement méchant, qui n’a jamais rien fait mais qui est un aimant à emmerdes. C’était celle qui insulte des australiens, qui se met tout le monde à dos mais qui est une pauvre martyre. C’est pour cette raison que je suis content de rentrer. J’aurais assez de mes classes de vente en rentrant. Donc, non, ce ne fut pas un séjour reposant avec des jeunes ouverts d’esprits. Quand on est trop égoïste pour s’ouvrir aux autres et prendre du temps pour aller vers les autres , quand on se comporte comme une ado égoïste et hystérique, on reste chez soi et on va pas polluer le monde de son comportement.
Il pleut encore aujourd’hui. J’ai fini mon rapport de 5 pages. Avec ce qui se passe je n’éprouve même pas la tristesse de partir mais le soulagement de rentrer. Je sais que je regretterai mes bons moments plus tard mais pour l’instant c’est : rangement,valise et projection dans les prochaines 24 heures. Il faudra que je fasse attention à Singapour : quand on est dans ce genre d’aéroport, on a toujours l’impression d’être très riche.

Pour se réconforter, je regarde en ce moment la finale de Beach Volley entre la Chine et les Usa. Ces jeux font voler en éclat les préjugés sur les chinois. Le Beach volley n’est pas le sport où on les imagine exceller. Certes, Ils utilisent des gamines de 12 ans pour la gym en les faisant passer pour 16, ils battent des records en haltérophilie, ils arrêtent uniquement les vendeurs à la sauvette chinois mais le beach volley, là, il va falloir réécrire les albums de Tintin.
En tout cas, je pense que Bolt est pour l’instant loin d’être inquiété par eux. Ce type est fabuleux. Déjà c’est un géant qi donne l’impression de jouer avec des 6èmes. Ici comme ailleurs, tout le monde est tellement heureux quand les américains perdent que cela a transpiré dans l’athlétisme : avez-vous remarqué que l’on est loin des années 90 où ils se la pétaient à faire leurs champions du monde (qu’ils étaient). Maintenant, ils sont blessés, sont ultra discrets et s’éclipsent rapidement après leurs disqualifications. Bien sur, les scandales de Marion Jones qui était quand même l’armoire à pharmacie la plus rapide du monde ont quand même jeté outre-Atlantique un grand discrédit sur ce sport, le même que le dopage sur le Tour de France Cela amène donc un intérêt un peu moins vif mais dans la course aux médailles, les US se demandent pourquoi ils ne jouent pas au hand : « car quand il s’agit de se passer un ballon on est plutôt bon » comme disait un podcaster de ESPN.
Les Chinois me font penser aux bons vieux jeux où on vantait un régime politique ou une nation. Ils sont partout sur les médailles, c’est affolant. Sur la médaille d’argent en gym avec le tremplin (je sais, je pourrais être plus précis), c’est la SEULE finale de gym sans chinois et donc sans médailles d’or. Le commentateur en riait en ouvrant la retransmission. On sent derrière la machine chinoise le côté robot et t’as-intérêt-à gagner- si-tu--veux-pas-finir-avec-ta-famille-dans-un-camp-de-rééducation-pour-avoir-laissé-tomber-la-patrie-nourricière-devant-le-monde-entier. Le plus intéressant c’est que l’on sent clairement un rapprochement entre occidentaux : tout le monde sera pour le concurrent des américains sauf si c’est un chinois. Ce qui me fait penser que je continue à avoir des commentaires sur Youtube de la vidéo que j’avais mise sur le passage de la Torche à Paris. Je vois le mal partout surement.
Pour terminer ce post prolixe, parlons télé : 30 Rock. Quand il est une heure du matin et que l’on ne peut pas dormir, il ne faut jamais découvrir une excellente série de 22 minutes par épisode. C’est comme les gateaux : allez, encore un. Sauf que vient toujours le moment (souvent après un passage aux toilettes) où l’on dit : je n’aurais pas du

lundi 18 août 2008

Au secours.




Melbourne. Je craque. Les Jeux Olympiques qui sont à une heure normale ici sont l'occasion de voir à quel point le sport est important chez les Aussies mais surtout à quel point les français se trainent. Après le journal de ce soir, l'humiliation fut de trop. Lyss me regarde de son bon regard après que le classement des nations ait été annoncé. Ils sont troisièmes et nous on se traine à la 11ème place.
J'entends donc alors: "Where are the shithead French?"
Oui, Lyss est très jolie mais jure comme un charretier. Joanne se joint aussi à la danse.
Mon orgueil national blessé, je leur lance: nous en France, on fait de tout, on n'est focalisé sur les piscines. Là dessus je les fourbes contre attaquent: mais nous est 20 millions, pas 60!.
C'en est trop. Blessé, sentant que l'honneur de ma terre nourricière est en jeu, je m'emporte: mais c'est le système qui est pourri, on a 26 médailles mais on est onzième!
"26 médailles? Ouah, toutes en bronze?"
"Non, quatre en or: en escrime [là, elles rigolent], en lutte [elles explosent de rire car emporté je dis "Westling" qui se traduirait par en "ouestage"] et en natation. [Là elles disent rien car c'est un Aussie qui a été battu par Bernard ].
Lyss, peu impressionnée par mon vibrant pladoyer fait la main sur le coeur me lance alors un cruel:" Et en ramassage de fleurs, vous avez réussi à en avoir une?". Je m'incline, je ne peux que me draper dans mon panache tricolore et, grand prince, quitter la pièce pour aller pleurer.


dimanche 17 août 2008

Combien de fois

Melbourne. Doncaster

Par cette froide journée d'hiver un repas avec des français, des australiens, des chinois, des vietnamiens, coréens et singapouriens..Quinze personnes pour un repas où les rires, le piano (Franch courtesy) ont résonné dans la nuit. Nous avons alors commencé à parler avec le couple fait d'un jeune singapourien et d'une magnifique coréenne.
Ce qui est toujours difficile c'est de ne pas réagir en français. Non pas dans la manière mais dans l'héritage. Un chinois me dit que c'est normal que les lois soient dures et le peuple encadré car comme le peuple n'a pas d'éducation, il ne sait pas où aller. Quand on parle de l'homosexualité, du fait que Delanoé soit homo, j'ai senti une certaine gêne. Il faut donc choisir ses mots, se rendre compte que "merde, avec la phrase que j'ai commencé ça pourrait être super mal interprété, pourquoi j'ai commencé par "dans les pays occidentaux, ces valeurs sont plus..." ?".
A Singapour, 15 grammes de drogue vous valent la peine de mort par pendaison (et deux australiens ont été exécutés l'an dernier). Les chewing gum sont interdits. Il faut une autorisation pour se réunir à plus de 7 et le parti d'opposition a deux membres. Comme il le disait: ce n'est pas ce que d'autres appeleraient une démocratie. Alors c'est vrai que l'on apparaît un peu comme des gros décadents et quand encore une fois ils me mettent Sarkozy sur le tapis, je dois jouer la carte Carla.
Leur lune de miel a eu lieu en Suisse, destination assez prisée en Asie m'a-t-elle dit. Les montagnes, la neige, le chocolat surement. On a parlé du drapeau français que la France déteste tant comparé à l'Australie ou la Corée: savoir où l'on peut acheter un drapeau français reste toujours une énigme.
Combien de fois ai-je donc eu ces conversations cosmopolites autour d'une table chaleureuse? Pas assez.


PS: je regarde les JO. Les chinois déchirent en gym mais je dois dire que le beach volley féminin ou le hockey (féminin) sont vraiment sympas avec une dimension sportive insoupçonnée..

The Bridge

Melbourne. San Francisco. Ce que j'aime dans ces après midis gris c'est que je peux puiser dans le serveur de Luke et son impressionnante collection de films ou de documentaires. Le Golden Gate Bridge est le pont en question et voici les trois premières minutes de ce documentaire poignant. Pas besoin de parler anglais, il n'y a aucune parole. Laissez-vous guider par la poésie de la caméra, le doux son du piano (très Six Feet Under...) et par la particularité de l'endroit.
C'est sur, ce n'est pas le genre de documentaire à regarder pendant un froid mois de Novembre mais il y a quelque chose de terriblement vrai et fort dans cette histoire.

samedi 16 août 2008

Ca s'arrête

Melbourne, l'autre bout du monde.
C'est la fin de ce voyage. Bien sur il reste encore cinq jours mais le froid de cet hiver austral renforce le sentiment de tristesse dans le petit groupe. Je me rappelle comment j'étais il y a un an. J'étais dans Entourage, je collectionnais les Tshirts. Cette année, les JO et le final de Lost. C'est pratique de suivre une série en ne regardant que les derniers épisodes de chaque saison surtout quand les scénraistes ont changé l'optique de la série et que celà devient vraiment passionnnant à suivre. La fatigue est là bien sur, elle est même très présente et tout va se dérouler au ralenti je le sais pour les derniers moments. Je vais recevoir des mails disant qu'ilsne veulent pas partir, je vais faire les derniers achats de Tim Tam's, passer un bon moment les deux anglaises, cousines de la famille et qui ont quitté la perfide Albion pour venir ici. Il me reste encore de bons moments à vivre, je suis sur de celà et c'est ce qui me fait aussi chaud au coeur.

vendredi 15 août 2008

Découverte

Terre Australe. Après avoir passé deux heures dans une librairie avec un carnet à noter les titres, voici donc le petit nouveau de l'humour noir. En fait, il n'est pas si nouveau mais, sauf erreur, je ne pense pas qu'il soit traduit en français. Internet change aussi la façon de voyager, pour reprendre mon précédent post. Les livres pèsent lourd et lorsque l'on voyage on préférera ramener des cartes postales côté poids. Alors, je note sur le petit carnet et je vais ensuite sur amazon pour que ce soit le facteur qui se brise le dos. Dagsson (un G, 2 S, pas évident..) est un auteur islandais dont certains ont voulu censurer ses livres. Rien que pour celà, il est digne d'intérêt.





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jeudi 14 août 2008

Que reste-il?

Nouvelle Hollande. Quel est le secret d’une ville ? Alors que je la découvre en trépignant, alors qu’elle fait apparaître devant mes yeux tant de ses atours, je regarde les gens.
Il y a ceux qui, comme moi, voyagent seuls et prennent ainsi leur temps. Le temps d’observer le haut des immeubles, les trottoirs encombrés, attirant les klaxons quand par mégarde je traine un peu trop à prendre une photo.
Je me perds dans la ville, humant son ambiance, dégustant son âme. Bientôt les magasins m’apparaissent comme familiers, je reconnais ce restaurant de sushi et alors que je m’arrête dans ce parc aux ibis entreprenants, je me demande ce qu’il me reste.
Il y a quelques années, quand j’ai commencé à voyager, Internet balbutiait. Il y a encore plus longtemps, on disait qu’il fallait attendre 10 ans pour que quelque chose aux USA arrive en France. Les films sont en sortie mondiale, les séries télé arrivent au pire 10 mois plus tard. Partout où je me ballade, je vois un STARBUCKS (bon, profitons-en car la franchise ferme presque entièrement en Australie), un magasin ESPRIT, des montres Guess et des shampoings L’Oreal (et là, je cherche une blague avec « Je le vaux bien » mais je suis trop fatigué). Bref, même l’Occitane en Provence pointe le bout de son nez. Autant dire que le dépaysement en prend un coup. Internet est partout et fait que si on le souhaite on a accès aux infos de la maison. On a ses mails et on chatte comme si les amis étaient à la porte d’à côté.
Les seules affaires à ramener seront soit les mêmes que celles en France mais moins chères (et ça, à part les Kebabs, le Nutella et le Perrier, je ne vois pas ce qui pourrait être PLUS cher qu’en France), soit les produits pour touristes car par définition on les trouve pas ailleurs. Oui, la casquette Australia c’est fabriqué par des chinois, vendu par des chinois mais on ne trouve ça nulle part ailleurs.
Ce qu’on ne peut pas ramener mais qui change est bien entendu la nourriture. Sorti des fast food, on peut trouver une évasion mais qu’on ne pourra que raconter.
Cela m’amène aussi à ce qu’on peut ramener et que l’on fabrique : les photos. Nous avons la chance de ne pas voir les photos des autres mais si on devait recenser toutes les photos de la Tour Eiffel prises du Trocadero ou celles du grand pont de Sydney, ça en ferait une sacrée collection. Je regarde les photos prises et je me dis que certaines ne feront que quelques secondes dans ma vie quand je le reverrais de temps en temps. Ce matin, en voulant prendre en photo le mémorial des soldats disparus ANZAC je me suis rendu compte que j’avais laissé ma batterie dans son chargeur. Je me suis dit : j’y retourne ou pas ? Après tout ma mémoire peut bien faire fonction de projection perso. Mais j’oublierai ce qu’une photo pourrait me rappeler. Et au lieu de raconter, je pourrai montrer. Autant de souvenirs à partager. Si je veux montrer, ce n’est pas pour moi. La photo est un bel acte de partage, un témoignage de ce que nous retenons d’un évènement, la perception que nous en avons.
Elle est aussi une sorte de trophée. Quand on voyage seul, il faut souvent avoir recours à l’auto photo. Les couples voulant être immortalisés devant un monument qui sera encore là longtemps après que ce couple se soit perdu dans la vie. Aujourd’hui j’ai du prendre 4 couples en photos mais en échange on m’a souvent proposé de me prendre sur format numérique quand quelque âme charitable, voyant que je n’ai pas le bras de Mr Fantastic, me proposait de m’aider. Enfin, le côté unique des monuments n’est qu’une facette de l’âme d’une ville. Les habitants sont l’autre composante. Discussions de quelques minutes, regards, gestes font ce mélange unique.
Sydney est tout cela, avec bien trop de français à mon goût pour que mon dépaysement soit total. A force de les côtoyer, on a parfois cette pensée : lui, il est français. Entre le vendeur sur Manly, les voix entendues dans les magasins, dans les bars, on se dit donc que c’est là aussi une terre bien plus petite qu’avant sur laquelle nous vivons. Si, ados, on sautait de joie quand on entendait la langue de Molière, on maintenant les yeux au ciel en se demandant jusqu’où il faut aller pour fuir ses congénères. Ca aussi, c’est un autre voyage.
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mercredi 13 août 2008

Plein de ...

choses à raconter mais je suis en pause en ce moment. Le ciel bleu arrive bientôt en photo, c'est promis!

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lundi 11 août 2008

On retourne à l'école!

Melbourne. Cantebury High School. Un bon moment dans la tempête qui secoue notre voyage.
Un cours où j'ai répondu aux questions de ces demoiselles sur la Vegemite, les heures de colles et les vacances. Une classe australienne et sa diversité: entre celles de l'île Maurice, les chinoises, une anglaise et les aussies, j'ai eu plus de diversité en une heure qu'en 6 ans à Misery.
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dimanche 10 août 2008

Beijing prise 1

Et vous savez quoi? J'ai reçu vendredi soir un message: le passeport a été retrouvé. No comment..

C'était pendant la cérémonie d'ouverture des JOs passée dans une famille australienne. En bon français j'ai du pester contre ces chinois et leur amour des droits de l'homme. Je lançais mes plaisanteries ("tiens ils n'ont pendu personne", "c'est pas un défilé mais une invasion") et j'avais le temps car ici la cérémonie était coupée par de la pub. Puis les pays ont défilé avec leur saloperie d'ordre à la con qui a fait que l'Australie a défilé en AVANT DERNIER! Alors que c'est plutôt vers le début d'habitude. Tout ça pour les voir défiler en survêt. Vers une heure du matin, on se dit que l'indépendance des pays c'est bien mais ça en fait des pays. Vers deux heures, on se dit que finalement, on n'est pas aussi bon qu'on croyait en géographie et qu'il y a un paquet de pays qu'on ne connaît pas. Et ne me dites pas que vous savez où se trouve l'état de Nauru, je ne vous crois pas..

De mes adorables jeunes, la réflexion qui tue. Je vois un Tshirt avec Uma Thurman dessus et je dis: - Tiens, Pulp Fiction
- Ah, tu connais?
- Oui je connais! Je l'ai même vu au ciné, moi!
(y a plus de jeunesse, y a plus de jeunesse).


jeudi 7 août 2008

JOublié mon passeport, JO-1



Melbourne. D'accord, il n'y pas de photos du consulat. Au 160 Queen Street au septième étage d'un immeuble sans âme où des bureaux aux murs blancs se suivent, il est écrit en petit "French Honorary Consulate". Pour parler franchement, j'avais plutôt l'impression d'être chez le dentiste. Je rentre das un couloir et quelqu'un vient vers nous: French? me dit-elle. Je réponds oui et elle me montre un bureau. Un tout petit bureau de 16 m2 sans fenêtre avec quelqu'un à l'intérieur.

Bonjour, me dit-il de cette sonorité toute française.

A notre droite une étagère avec notre président. Une tour Eiffel à coté de son PC. Deux fauteuils. Bref, dans mon imagination débridée, j'imaginais déjà les Ferrero Roche d'or servis à volonté dans un décor d'escalier monumental aux colonnes titanesques. Nous nous présentons et nous expliquons comment J. a perdu son passeport. Je me disais: j'ai la photocopie du passeport, le visa, le billet, ça devrait le faire.

A la vue de tout celà, il se lève avec un grand sourire. Il nous offre alors à boire dans un bar caché, sort un tampon et un papier à en-tete de la République et alors que l'on raconte ce que nous avons vu, il signe le papier, le tamponne, et nous sortons. COUPEZ!! Fiddler romance encore!

Le consul honoraire nous dit en sortant un classeur et en le feuilletant: "Je vais vous donner les étapes à suivre". Aïe, la réalité frappe.
Il faut ainsi le formulaire de police sur la perte des papiers: J. en a bien un mais il est chez elle. Il faut remplir le formulaire de perte auprès de les autorités françaises. Il nous le temps et bien sur ce qui me marque c'est qu'il faut donc marquer le numéro du passeport qu'on est censé avoir perdu. J. m'annonce aussi que dans cette pochette il y avait aussi sa carte d'identité. Par contre elle a toujours sa carte vitale, Destin, quand tu nous tiens.
Ensuite il faut deux photos. Il faut aussi s'acquitter du cout du remplacement: 34 euros que l'on ne peut payer qu'en carte bleue ce qui signifie que si on perd tout en voyage vaut mieux avoir son numéro de CB écrit sur ses semelles.
A celà on doit ajouter la copie d'un AUTRE document officiel pour que l'on soit sur de qui vous êtes. Encore une fois, note pour plu tard, il faut mettre la carte d'identité ou le passeport au fond d'un autre sac.
Et il ajoute alors: ensuite on envoie tout à Sydney et c'est eux qui voient entre un laissez passer ou un autre passeport. Ne nous plaignons pas, ce bureau du consulat était fermé il y a quelques années pour raison budgétaire, j'aurais du aller à Sydney pour les papiers.

Moralité: toujours avoir une copie en ligne de son passeport ce qui facilite son remplacement. Connaître son numéro de CB, avoir des photos de soi. Mais le consul m'a quand même confirmé que la clé c'est la copie du passeport. Un peu curieux, je lui pose des questions sur son travail et quand J. dit un peu dépitée que c'est "trop la lose" (je retraduis en équivalent) il la regarde et lui dit en souriant: "Vous savez je m'occupe d'aller voir les français emprisonnés et j'en ai un qui a fait passer de la drogue et il va faire environ dix ans de prison". C'est ce que j'appelle de la persuasion et c'est efficace! Entre autres fonctions sympas, à part s'occuper de mes petites têtes en l'air, c'est aussi d'aller reconnaître les corps des français, basé sur les photos des passeports. Un française est morte le 4 aout d'un accident de la route en Victoria. C'est fou comme ensuite on se sent chanceux. Quoi qu'il en soit, tous les papiers partent lundi et les réponses ne devraient pas tarder. La journée ne fut pas perdue et de toutes les choses apprises la plus importante est quand même que le bureau est vraiment petit!

Alors que je pars au loin du clavier dans la nature, j'aurais la joie de ne pas regarder la cérémonie d'ouverture des JO que je boycotte. J'ai promis de me mettre juste devant la télé et de chanter la Marseillaise avec un drapeau à la main. J'ai aussi prévu un bon duvet si je dois dormir dehors pour cause de défense désespérée de certains idéaux. Ici, on parle un peu des légers problèmes là bas, et on a pu voir comment les autorités chinoises s'occupent des manifestants. Pas de char d'assauts car le coût de l'essence frappe partout mais de simples parapluies qui empêchent les nuées de caméra de pouvoir filmer ce qui est intéressant. Les membres du CIO disent que le smog qui règnent sur Beijing est juste de l'évaporation et je me dis que ces types aussi intègres qu'un repas avec Mugabe et Berlusconi sur des chaises vermoulues ne respirent que pour l'argent.
On dira ce qu'on voudra de lui mais George Bush en arrivant a tout de suite dit que si les progrès
économiques sont bien là, la détention de dissidents est inadmissible. Nous qui étions censés avoir le Président des droits de l'homme...

mercredi 6 août 2008

Mais où est le changement?

Melbourne. De la chance est avec nous: il a fait beau. Demain j'irais dans un endroit proche de la bibliothèque: le consulat de France. Une de mes jeunes a donc perdu son passeport et il faut dire que le consulat a des horaires d'ouvertures assez français: 9h-13h. Mais au moins je n'ai pas à aller sur Sydney (enfin, c'est dommage à y réfléchir...). J'avoue ne pas savoir à quoi m'attendre. Vais-je avoir affaire à une bureaucrate chian...euh consciencieuse qui va me demander 125 000 documents ou à une administration plus souple comme celle à l'image de ce pays. Un pays où quand vous dites que vous êtes avec un groupe d'étudiants, on vous croit et vous pouvez avoir les tarifs réduits. J'imagine un groupe d'australien à la piscine de Rouen. On leur demanderait leur visa pour entrer ainsi qu'une empreinte ADN. A propos de piscine, ici c'est la folie des JO et on ne parle de natation. Je ne sais pas comment va notre Laure nationale mais ça va faire de la compétition...

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mardi 5 août 2008

Libre

Melbourne. Libre comme ce ballon qui s'est échappé de la grappe où il était retenu. Je ne sais pas où il est parti mais je l'ai vu s'élever, profitant d'un moment d'inattention. Parti, au loin, ne sachant pas ce qui l'attendait. Où ira-il? il ne le sait pas. Bien sur, notre regard extérieur, froid et implacable sait qu'il a déjà eu de la chance de passer les arbres. Mais rapidement le coquin prend de la vitesse et se soustrait à nos yeux. Et avec lui disparaissent nos certitudes, remplacées par notre imagination. Ce ballon a disparu de ma vue et je sias que là, en ce moment il se dirige vers l'Europe, provoquant l'étonnement de tous les oiseaux qu'il croise sur sa longue route dans la nuit, se jouant des vagues et du vent..

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Where is the Cool Koala?


Cliquez pour agrandir comme on dit..;-)
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dimanche 3 août 2008

Premières fois

Melbourne.Aujourd'hui est une belle journée car pour la première fois depuis longtemps j'ai fait des choses pour la première fois. Ce midi je suis allé bruncher dans un resaturant chionois (une usine, je dirais) où l'on passe avec des plateaux et où l'on demande un plat qui est mis sur la table et que chacun picore. En bas à droite, c'est du requin..Sur le fond, le truc vert, j'ai mis du temps à savoir que c'était du thé vert. Ensuite, je dois avouer que je ne savais pas trop...




Je suis ensuite allé à la réserve d'Healesville où pour la première fois j'ai touché un serpent. Un python, après que l'on nous ait annoncé que l'Australie avait une majorité de serpents venimeux dont certains 7 fois plus que le Cobra Royal donc il vaut mieux s'éloigner quand on en voit un. On a donc aussi vu des platypus, les grands rapaces d'Australie en démonstration, ainsi qu'un hopital pour animaux; Tout ça sous la pluie et dans le froid. Mais quel plaisir d'entendre ces voix, de voir cette nature unique, parler avec un français qui perd sa langue natale du fait de sa présence ici. Ainsi est le voyage. Non seulement changer de paysage, mais changer d'yeux.*

*Ok, mes yeux n'étaient pas toujours rassurés devant le brunch ce matin..
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samedi 2 août 2008

Rideau (2)



Le long de la Yarra river, à Melbourne, près de l'immeuble Crown, de grandes langues de feu apparaissent quand sonne l'heure, à la nuit tombée..


Rideau

Melbourne. Rideau sur une fabuleuse journée, de celles dont on se rappelle longtemps et que l'on range dans son livre de souvenir. Du jour à la nuit, entre les rires et la découverte nous avons arpenté la ville, épargné par la pluie.Melbourne et sa Yarra River sont de toute beauté. Après un attachante soirée hier soir faite de vin, d'échange culturel, de rire encore et de joie de se rencontrer c'est donc une autre belle journée que l'on écrit. Demain sera aussi fait pour les rencontres: brunch à 10 heures (encore). J'ai bien des anecdotes à raconter: comment j'ai été enfermé dans la prison de Melbourne par mes jeunes et comment j'ai trouvé celà rigolo 2 minutes mais pas 10. Comment j'ai parlé à un Indou qui me disait que la langue était dure pour se faire comprendre mais qui m'a amené à bon port voir Anjelina Jolie. Comment j'ai mangé vietnamien sans savoir ce qu'il y avait dans mon assiette et que j'en ai eu pour "teurty dollars". Rien ne vaut le vrai, le réel de ces rencontres d'un instant qui, elles, laissent tant de choses à raconter.

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vendredi 1 août 2008

Révélation


Melbourne. Vous aviez remarqué que le logo Carrefour était un C majuscule blanc entourant du bleu et pas une flèche ?
Je me sens bizarre et je trouve ce C bien moche en y pensant.Il y a tant de choses qui nous échappent dans cet univers. Nous sommes peu de choses.