mardi 31 décembre 2013

Banksy à Brighton

Et au détour d'une rue pour trouver le musée du jouet, qui est étonnamment fermé le 30 et le 31 soit dit en passant, ce mur de pub apparaît avec, cachė dans cette foule de regards figé et ncadré et sous plexiglas, une oeuvre repérable entre 1000.

A day in Brighton

Brighton.  Ces quelques photos résument bien une journée au bord de mer, au temps si changeant.
...
J'avais écrit les lignes précédentes hier soir à 20h car. Quand on prend le bateau à 5 h 30 il faut se lever à quatre heures du matin. Et quand avant cet horaire, c'est la dernière journée de la saison régulière eh bien on ne dort pas.
C'est donc une belle journée sans sommeil que j'ai eu avant de commencer à ecrire et c'est 12h plus tard que je reprends le "stylo" de ce post.

dimanche 29 décembre 2013

Fin du premier étage

Une tour d'Orthanc en Lego. Le bain de jouvence est bien là
et chaque pièce de plastique est un mystère, que l'on va puiser dans l'amas dénué de sens de ces briques et autres. Et doucement, elle prend forme devant nos yeux, associée à une autre pièce tout aussi mystérieuse. On se prend à regarder l'objet dans un certain calme avec un sourire béat, remarquant que si le LEGO générique n'existe plus, son bruit, quand on cherche une foutue pièce plate à deux plots grise, n'a pas changé à travers les ans. Une autre chose amusante, il reste toujours une petite pièce dont on ne sait que faire et qui rappelle Ikea, le Lego des grands.
Je suis aussi admiratif devant ceux qui ont mis au point cette tour et surtout j'aimerais vraiment savoir comment il leur est venu à l'esprit de mettre telle pièce improbable là où une brique de base (me) semblait normale. J'aimerais vraiment voir une "behind the scene" concernant la mise au point de cette tour (et de leurs produits en général) et les différents concepts crées..
Toujours est-il que pendant des années, John Howe nous avait fait vibrer avec le seul BAS de la tour.  L'imaginaire n'est qu'une grande construction. Et sans jeu de mots.

samedi 28 décembre 2013

Opération Lego

Rouen. "Il n'y a pas d'âge" devient encore un peu plus vrai ici, dans la Fiddlersland. Sac 2 sur 15. Cela détend et surtout cela permet de tester son imagination, quand tu penses que ce que tu montes depuis 15 minutes n'est pas le bras d'un Ent mais sa jambe.

jeudi 26 décembre 2013

Messmer


Il est partout notre ami quebecquois. Il envoûte les salles comme aiment à dire les media. Mais aucun de nos brillants journalistes ne parle de son origine patronymique. Ce qui veut dire aussi qu'étonnamment, personne n'a lu Wikipedia car en préparant ce post je suis tombé sur celle-ci (c'est aussi pour dire que je le savais avant Wikipedia ;-)). Donc Mr Messmer s'est inspiré de Mr Mesmer (au prénom un peu désuet, convenons-en): http://fr.wikipedia.org/wiki/Franz-Anton_Mesmer
Grand hypnotiseur de son époque, il a dû choper à tout va, le coco. Même si cette dernière remarque n'est pas historiquement très fiable il a été le quasi-pionnier du genre. Tout comme Houdini s'est inspiré patronymiquement lui aussi de Robert Houdin en d'autres temps, je trouve cela vraiment remarquable qu'à plusieurs siècles d'intervalle ce genre d'hommage puisse encore exister.

Pour preuve que cet auguste monsieur (l'ancien, pas le nouveau) a laissé sa le verbe "mesmerise" -ou "mesmerize" outre-atlantique- est entré dans le langage anglais, signifiant hypnotiser ou envoûter. Après tout cela, on peut aisément classer Franz Anton dans la catégorie des personnes les plus célèbres dont on n'a jamais entendu parler. Mesmero, un des méchants des Xmen ne me contredira pas.


mercredi 25 décembre 2013

Au travail

Je viens donc de recevoir la massive Tour d'Orthanc. Point d'Uruk hai pour la construire, juste ma patience. Moi qui n'ai jamais eu aucune patience (car aucun talent) pour les maquettes, je pense pouvoir m'en tirer. Après tout j'ai juste 26 ans de plus que l'âge limite.

mardi 24 décembre 2013

Famille - Bastien Vivès

Aux éditions Shampooing.  C'est bien plus drôle que regarder la télé un 24 décembre.

Les journalistes (enfin, certains)

(Ceci est un message de Captain Scandal)
Quand j'étais bien plus petit, je voulais être comme Tintin. Non pas par amour d'une jolie houppette mais parce qu'il était journaliste. Bien sur, C'etait à une époque où ceux-ci savaient écrire et ne remplissaient pas de vide leurs journaux. En fait à une époque où BFM et itele n'existaient pas et que l'on savait conjuguer un verbe comme les bandeaux de ces chaînes le prouvent jour après jour. Bon, je conçois là une sorte de coté biaisé chez moi car lors d'un repas fort sympathique, un type bossant pour BFM était présent. À l'entendre parler, chacun de ses reportages en Normandie était digne du prix Pulitzer. La notion de perspective lui était étrangère et oubliant un peu que je ne fais pas partie de la catégorie de spectateurs décérébrés mais de ceux qui réfléchissent devant cette propagande, il m'était des plus antipathiques. Ajouté à cela Le fait qu'il n'ait parlé que de ce sujet a fini de transformer ce repas en calvaire. J'aurais dû lui dire qu'il était fabuleux, un Robert Cappa du 76 et on aurait sûrement eu la paix. Bref, cette information me fait vomir et des questions stupides comme:"alors, vous allez faire quoi?" à un pauvre malheureux devant sa maison inondée me révulsent. C'est de la télé de caniveau à ce niveau là mais on me répond qu'il faut des témoignages et avec des larmes, c'est mieux. Bref c'est le Voici de l'info. Mais je digresse (un peu).
Ce qui me fait rire avec ces journalistes, c'est quand ils parlent anglais et qu'ils anglicisent tout parce que "ça fait mieux". Pourtant ils reculent parfois, quand le niveau est trop fort pour les reporters. Edward Snowden et Julian Assange ont ainsi eu raison d'eux. Pourquoi? Parce que ce sont des Whistleblowers et que là, soudainement, eh bien c'est trop compliqué et ils se rendent sûrement comptent aussi que ce mot ne sera pourrait ne pas être compris (et dans leur arrogance, ils ne se disent pas que leurs autres expressions anglaises peuvent également ne pas être comprises). Et c'est ainsi  que "Lanceur d'Alertes" est apparu. Un peu d'effort et on voit que notre langue est finalement pleine de ressources, non? 
(Fin du message, je range mon costume)

À me relire, ne parlant que du journalisme télé, je devrais donc relire Tintin et son petit 20ème. La plume sera toujours plus noble que l'image.

Une histoire de volonté

Tu te lèves et tu es heureux de pouvoir étrenner ton sweat under armour. Ce sweat que tu payes 55 euros à Gosport et qui est à 25 sur Amazon (mais on doit être heureux de payer plus d'après certains réacs si/bien français). Mais revenons à nos graves préoccupations occidentales. Tu te lèves et comme toujours, ton esprit est conditionné par ce que tu ne vois pas, dans cette chambre plongée dans l'obscurité. Le monde n'est que possibilités au saut du lit. Une bonne séance de footing avant les agapes de ce soir. Tu penses même à ton petit déjeuner qui se devra d'être léger. Tu te lèves donc et je pense que l'on peut dire que le principe de réalité frappe dès que tu regardes dehors.

lundi 23 décembre 2013

Un autre post

Petite surprise de Noel...http://www.viralnova.com/simon-beck-snow-art/

Noël bis

En plus de manger et dormir, ma chambre est aussi une sorte de caverne archéologique de tout ce que j'ai pu aimer ou de tout ce que j'ai car tout n'est cycle après tout.
J'ai donc retrouvé ces figurines de l'appel de Cthulhu dont je me suis éloigné pendant 20 ans et qui est de nouveau en tête d'affiche en Fiddlersland.
Et comme à 40 ans comme à 17 on aime les mélanges, ces photos sont ma carte de Noël pour tous!

dimanche 22 décembre 2013

mardi 17 décembre 2013

« Mg uaaah gof’nn syha’h, f’k’yarnak ‘a ! » par Cthulhu, Grand Ancien | Le Gorafi.fr Gorafi News Network

« Mg uaaah gof’nn syha’h, f’k’yarnak ‘a ! » par Cthulhu, Grand Ancien | Le Gorafi.fr Gorafi News Network:
Enfin la vérité éclate!!

Le pouvoir des fans

Rouen. Étonnamment je ne souhaitais pas utiliser le mot "geek" pour ce titre. Cela doit être mot côté hipster (voir plus bas) car tout le monde s'accapare ce thème et outre le fait que cela prouve que notre langue est bien rigide (cela donne un peuple bien conservateur?), chacun l'utilise à sa sauce: insulte, clin d’œil, étiquette ou compliment. Le mot Geek est même entré dans une pub pour voiture utilitaire. Bref ce mot est à toutes les sauces et nous devrions l'affiner.
First Gen Geeks: Vous vous foutiez de nous d'eux il y a quelques années mais maintenant vous portez aux nues les films et oeuvres qu'ils adoraient, qu'ils ont rendu populaire et que surtout vous ne connaîtriez pas sans eux.
Pioneer Geek: ceux qui cherchent leurs infos à la source et qui testent pour vous. Ils sont les Early Adopters des séries comics, TV, et autres. Ils lisent les bouquins en anglais et savaient où se situait Braavos avant que la série Game of Thrones n'existe. (Et j'étais si fier de l'i-mode de Bouygues)
Newbie Geek: on pourrait aussi  les appeler les Padawan, car il faut bien commencer. "Donc les nains et les hobbits, ce n'est pas pareil?"
Hipster Geek: celui-ci est une mauvaise graine. On le devient quand votre Précieux, signe de reconnaissance entre G se trouve accessible au grand public. Il réagit de deux manières alors: soit il dénigre l'oeuvre adaptée soit il se retourne contre la même oeuvre. Le Hipster Geek se veut unique car il est au sommet de la pyramide G. C'est pour ça qu'il adore Firefly: c'est peu connu, un chef d'oeuvre et ça n'a eu que 14 épisodes. Avouons-le, on l'est tous un peu.
Fraud Geek: cela s' applique à Télérama ou les Inrocks  (les First Geeks n'ont pas oublié) ou toute personne qui écrit sur les sujets des G avec un dédain assumé (ou non). Il s'étonne quand l'oeuvre est de qualité. Il va aussi y caser quelques références obscures et fausses car il faut bien qu'il paraisse à l'aise. Le Fraud Geek parle d'un sujet qu'il ne maîtrise donc pas, en ne voyant en revanche aucune des influences véritables. Il est un Imposteur, et surtout un grand comique. Exemple Télérama: critique du DVD de Dune. "On retrouve des phrases lynchiennes comme "le dormeur doit se réveiller"". Perdu. Frank Herbert savait écrire.
Freak Geek: il est accepté dans la communauté mais ne devrait pas. Il fait du sport et/ou a une copine. 
Freak Geek II: il est accepté dans la communauté mais ne devrait pas. Il fait attention à ses vêtements.
Freak Geek III: il est accepté dans la communauté mais ne devrait pas. Il a mis plus de 10 secondes pour choisir ses lunettes.
Casual Geek: Il est finalement un des plus sympas. Il est entre les deux mondes (il lit des "vrais" livres) et s'intéresse-mais pas trop- à cette culture bouillonnante. Les conversations avec lui sont posées, simples et surtout spontanée et sans calcul. Bien sur, le G fera tout pour le convertir un peu plus. 

Bien sur, cette liste au débotté est bien loin d'être complète tant le sujet est vaste. Mais je dois m'arrêter là car il faut que je regarde les séances pour le Hobbit.

dimanche 15 décembre 2013

On ne plaisante pas avec l'emballage

Rouen.  Tu commandes une carte. Amazon te la livre dans un emballage qui protège le tube (qui est le produit d'emballage original de cette carte).
Respect

mardi 10 décembre 2013

Moments volés

Rouen. Il fait bien froid dehors mais chaud à l'intérieur.  Le jour s'evade et une douce torpeur commence à m'envahir, tout comme l'odeur de la tarte pomme cannelle qui cuit tranquillement envahit l'appartement. Tout n'est que silence ou bruit ronronnant.
L'hiver n'est qu'une histoire de contrastes.

dimanche 8 décembre 2013

Quatre garcons de Baker Street dans le vent

Rouen. En plus d'être une magnifique bande dessinée sur les Irregulars de Sherlock Holmes, les deux dernières sorties des Quatre de Baker Street, la série de Vent d'Ouest, sont un petit délice pour l'imaginaire et ceux qui adorent l'univers victorien. Non seulement le Monde des Quatre de Baker Street est un voyage dans les coulisses de la bande dessinée et donnera envie à tous de lire du Conan Doyle, mais un coffret avec le tome 1 et le fameux "Monde " est disponible. Cerise sur le gâteau, un jeu de rôle entièrement jouable est inclus dans ce coffret. Ideal pour faire jouer les plus jeunes, c'est une porte ouverte sur des heures d'évasion qui s'offre aux amateurs de ce monde extraordinaire. Et qui donne envie d'avoir quelques années de moins..

samedi 7 décembre 2013

Relativité

Rouen.  En train de préparer mon intervention en février sur l'Australie et je me plonge donc dans de vraies lectures car, étonnement, il n'y a pas que Wikipedia dans nos univers de connaissances. Dans la tonne de livres que je lis il y a donc la collection pour les nuls ou pour les Dummies comme on dit par delà les mers. En commandant l'opus australien et en ayant déjà celui de la France, je m'attendais à avoir un livre qui serait bien léger en comparaison avec notre histoire (et les 40 000 ans d'histoire aborigène ne devaient pas compter). Quelle funeste erreur. Juste 200 pages d'écart, on en apprend tous les jours.

mardi 3 décembre 2013

Beauté

Rouen. Il fait froid et le brouillard enveloppe tout, nimbant la ville de mystère et la faisant devenir autre.  Il y a ce côté londonien mystérieux qui fait irruption autour de moi et dans mon imagination.
Puis, alors que j'arrive au bout du pont je vois ces deux belles créatures qui semblent naviguer entre deux mondes, échappées du brouillard.
Et je m'arrête là.

lundi 2 décembre 2013

Le post de dimanche (ou lundi matin)

Rouen. Le post de "je ne veux pas aller à l'école". Ce moment où l'univers de ces deux jours de repos s'effondre et que l'univers de chaos, de cris et et bien d'autres choses se rematérialise en une immense vague. Bien sûr, dès les premières heures, le feu de l'action reprendra le dessus et on ne pensera plus au week passé mais à celui que l'on va attendre avec impatience.

vendredi 29 novembre 2013

27 endroits magiques à voir avant de mourir

27 endroits magiques à voir avant de mourir:

J'en aurais fait un...(mais je pars jouer au loto dès maintenant)

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On ne peut pas tout avoir

Rouen.  C'était un peu Noël dans ma boîte aux lettres aujourd'hui. Par une amusante conjonction postale  toutes mes passions sont arrivées en même temps. Football,  imaginaire, comics et Australie.
Pourtant un détail est venu gâcher cette orgie. Sauras-tu le retrouver?

jeudi 28 novembre 2013

Bill Bryson et Thanksgiving

Rouen. L'appartement est impeccable et immobile. J'attends mes invités pour mon Thanksgiving. Les poulets (oui je n ai pas trouvé de dinde) cuisent tranquillement.  Detroit avance plutôt bien pour sa première possession.  Mon regard se pose machinalement sur mes étagères et se bloque soudain.
Je regarde le dernier livre de Bill Bryson, "One Summer" au sujet de l'été 1927 et comment il changea les USA.. Je l'ai acheté à Brighton une poignée de livres (de pounds, pour éviter la confusion) pour compléter un lot de bouquins sur le Doctor Who et avoir la réduction. J'adore Bryson. Il est le genre d'érudit que l'on n'a pas en France. Il est drôle, sans vraiment de qualification d'historien et il a un regard incisif à l'anglaise. "Mother Tongue", "Down Under" sont autant de bouquins qui traînent en dur près du lit. Quant à ma Kindle, elle est colonisée par le reste.
Alors pourquoi ce post? Eh bien parce que je n'ai jamais vu un auteur avoir son nom écrit aussi gros par rapport à son titre sur la tranche le dos d'un livre, comme me reprendrait un ami bibliothécaire.  Dans un raisonnement un peu biaisé on pourrait se dire que c'est une invitation à vérifier si le livre est tellement mauvais qu'il est vendu sur le nom de l'auteur et non sur sa qualité intrinsèque. (Vivement que les invités arrivent, je me pose trop de questions)

mardi 26 novembre 2013

Brighton

Il est de ces villes que l'on aime. La mer, cette impression de refuge que seule l'Angleterre peut donner, ce melange de classique anglais et de swinging London. Et tout cela à quelques heures de la France, c'est un vrai dépaysement.  La monnaie est différente et ce petit détail est souvent sous estimé. Il y a bien sur, la nourriture, les gens (les chtis du sud anglais) et le Doctor, cela va sans dire. 
Pourquoi est-on attaché à un endroit comme celui-ci alors? A y réfléchir, je ne connais pas d'endroits laids, pas d'endroits qui me donnent envie de m'enfuir.  Il y a juste des endroits que notre esprit imagine, fantasme ou hante. Les endroits ne changent pas, au contraire de ceux qui les visitent.

mardi 19 novembre 2013

Pourquoi aller loin?

Rouen. Foire Saint Romain.
On trouve de tout à la foire. Tout sauf des mots bien orthographiés peut-être, mais on peut reconnaître aux forains un goût certain pour la technologie.  Si on a l'impression d'être dans une boutique Apple, on voit même le futur: la ps4 non encore sortie en France. Là, je dis bravo. Le futur c'est maintenant, de l'iphone 5 s au galaxy note 3, c'est la Fnac avec des croustilllons,  ici. En tout cas, malgré les livres d'or qui recèlent (avec la même écriture) de témoignages de gagnants, j'ai du mal à y croire. L'esprit de la fête n'est pas en encore en moi...

lundi 11 novembre 2013

La Route

C'est donc un week end de route. De ceux de joie et de tristesse de repartir. Un beau week end où j'ai pu étrenner la Matmobile3 et je dois dire que c'est un bonheur de payer autant de mensualités. Demain la vie reprend son cours comme on dit mais d'autres week end viendront. Avec toujours cette route qui me sépare mais qui me permet aussi de rejoindre mes mondes.

jeudi 7 novembre 2013

Long time

Rouen. Le ...en fait je ne me rappelle plus du nom de ce bar brasserie cossu de Rouen. Un nom d'écrivain comme tous les bars qui veulent se donner du cachet. C'est un endroit calme où les cheveux blancs ou teintés se rendent pour prendre un café. Le rythme y est lent (j'ai bien cru être invisible à un moment) mais la banquette est confortable quand il pleut et que l'on veut de la chaleur. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas passé une poignée d'heures à vaquer à mes occupations, à prendre mon temps. Cela me.rappelait les périodes post séparations où j'allais tuer l'ennui et surtout les idées noires. J'ai l'impression que c'était il y a des vies de cela et c'est effectivement le cas. Que de vies vivons-nous.
J'ai donc retrouvé les odeurs de cigarette venant de la terrasse qui vous laisse une drôle de sensations, vos doigts qui eux aussi se graissent un peu et qui "sentent le bar". Cinq ans après je suis revenu à ce genre d'après midi oisive et culturelle ("the broken sword" de Poul Anderson est un chef d'oeuvre et cet auteur est le seul être que je connaisse à s'appeler POul) et entre quelques pages, quelques gorgées de thé j'ai regardté le théâtre de la vie rouennaise qui de ce couple dont le garçon parlait un peu trop fort, qui de ce senior s'escrimant sur son téléphone ou qui de ces amis soixantenaires se racontaient leurs bons souvenirs (avec quelqu'un, comme toujours dans ces groupes, au rire énervant au possible).
Les gens venaient et partaient, d'autres arpentaient la rue pressés par la pluie. Certains se posaient pour quelques minutes ou pour quelques secondes. Le ballet d'une rue piétonne rouennais. 

Une bonne après midi.

Ps: bien entendu je ne m'étendrai pas sur les qualités en anglais des copies emmenées avec moi. Car il n'y en a pas. 

mardi 5 novembre 2013

Rêve 2.0

Rouen, sous les eaux. Continuons le retour aux mots de ce blog. Il y a 10 ans, pas de Twitter ni de réseaux sociaux.  C'était le temps des posts longs et réfléchis sans les délicieuses inconséquences en 140 caractères remplies de fautes aussi diverses qu'originales. Il y avait une légèreté qui était bien différente (youtube n'existait pas il y a 10 ans) et ce sentiment d'être les pionniers du web 2.0.
Et cette buit voilà que mes rêves on été en 2.0. Nous avons tous rêvé de ce moment où l'on veut courir mais que nos pieds restent désespérément englués. Il y avait aussi cet objet que l'on voulait attraper mais qui nous échappait à jamais. Cette nuit, j'étais à Chicago et je voulais prendre en photo l'imposante mairie (trop balnche et rouge et entourée de trop d'arbres pour etre vraie) et là, c'est la photo parfaite qui m'echappait. Impossible d'avoir un plan large. J'avais beau appuyer, mon appareil restait de marbre, ne prenant qu'un morceau insignifiant de l'édifice.

Sans dire que c était un cauchemar, cela m'a donc rappelé ces courses qui m'echappaient. Cela marquait aussi la première fois que je faisais ce genre de rêve, chose que je ne peux pas dire bien souvent.
Mais je pense surtout que c'est un rêve occidental.  Pas sûr qu'au Bangladesh ils fassent des colloques sur cette typologie onirique.

lundi 4 novembre 2013

Souvenirs des ambiances

Moon and the Holy Lake by ClaudioMac
Moon and the Holy Lake, a photo by ClaudioMac on Flickr.
de mes premiers posts. Et aussi parce que je viens de découvrir la nouvelle mouture de Flickr. Il n'y a pas à dire, Yahoo a très bien revampé ses produits. Même si les badges Java des photos ne marchent plus.

Signe de vie?

Rouen. Cela devient inquiétant: 3 posts en quelques heures. "It's alive" pourrait crier comme un Victor Frankenstein transporté d'allégresse. Pourtant, des SEGPA pour la rentrée, ça a de quoi vous calmer dans le genre "tiens les vacances sont finies". J'ai beau leur faire Forrest Gump, mais ils ne voient pas le miroir qu'il peut être et ce formidable message d'espoir pour ceux qui me disent que Lincoln a une tête de pédé (je vous passe la description du moment de cruelle solitude que j'ai pu ressentir)/
Il n'y a pas à dire, plus on les fréquente, plus on rêve d'évasion. Et plus on va chercher des cours dans le labyrinthe des internets. Et comme toujours on trouve un million de choses, et comme toujours on les empile sur le PC en se disant "On Ne Sait Jamais". Mais en fait, on sait toujours au fond de soi qu'on ne l'utilisera pas. Ce fameux "On Ne Sait Jamais" régit quand même pas mal ma vie dans le fait que je ne jette pas grand chose.
 Les vêtements? "On Ne Sait Jamais" si j'ai besoin de ce Tshirt que je n'ai pas mis depuis 5 ans.  Les comics? Si un jour je veux le relire, on ne sait jamais. Et cela fait 3 ans que je galère à lire ceux que j'ai depuis 5 ans. Les séries que mon oncle d'Amérique m'envoit? Pareil. Mieux, les documents BBC. "On Ne Sait Jamais"  en cours, un jour, je pourrais passer 2 minutes sur les six heures.
Tout comme les livres qu'on emmène avec soi car ON NE SAIT JAMAIS mais qu'on ne lit jamais, le ONSJ permet d'ouvrir une porte sur une vie rêvée, fantasmée même.
Pour les livres, je me mets à aspirer à une panne d’ascenseur, d'une tempête de neige digne de 2012 ou d'un avis de confinement. Ça me permettrait de lire, voir et écouter tout ce que j'ai en retard. Voilà donc pourquoi mon appartement se transforme en antre.
 Parce qu'on ne sait jamais.

Bon pour les cours, ce site est très bon (si vous êtes prof d'anglais).

dimanche 3 novembre 2013

Que le jury soit témoin

Rouen. Il est 20h34 et j'ouvre enfin mon sac après 15 jours de vacances.  Au programme,  des contrôles à corriger dont j'avais oublié l'existence et la traditionnelle question: "euh, je fais quoi déjà avec cette classe?". Bref personne n'a envie d'aller à l'école. Bien sûr, c'est comme rentrer dans l'eau une belle après midi d'été.  Elle est froide au début mais elle est bonne une fois qu'on est dedans.

Rouen va bien

En 2013, on en s'ennuie pas dans cette ville. Quand on n'est pas pris
dans les embouteillages bien entretenus par une succession de maires
incapables, eh bien on se rend compte que le statut de piéton n'est
guère plus enviable.

J'en veux pour preuve cette capture d'image de 76actu.fr

vendredi 1 novembre 2013

Halloween, un sacré treat

Après m'être promené dans Rouen et installé avec mon petit groupe d'amis (en ces périodes de tribu et d'appartenance je devrais dire mon Crew ou mon Posse..) à la Boîte à bières, j'ai donc vu passé les déguisements d'Halloween. Comme je disais ailleurs, Halloween en France est triste.  Des tonnes de maquillage noir. Des tonnes de maquillage blanc et bien trop peu de couleurs.  Ainsi je ne compte plus le nombre de sorcières et de zombies, sans parler des vampires. On est loin de l'exubérance américaine pour qui Halloween n'est pas que s' habiller de manière horrifique,  preuve que ce n'est vraiment pas dans notre culture, contrairement à ce que les publicitaires veulent nous faire croire. (Pour ma part, juste mes gants squelettes phosphorescents)

LEGO Super Star Destroyer VS. LEGO Death Star

http://www.youtube.com/v/tuxM-avNfLo?version=3&autohide=1&showinfo=1&attribution_tag=6uA097GE973dA16yHSwImA&autoplay=1&autohide=1&feature=share

Oui, je le dis. Le Geek en moi aime. Il est attiré. Le nul en maquette aussi.

mercredi 30 octobre 2013

50 lieux abandonnés

Rouen. En ce moment, j'aime l'évasion, les endroits un peu magiques, semblant sortir des domaines imaginaires. Et comme je cherche aussi à revitaliser mon cher blog, je teste donc "blog this", qui permet donc de blogger au plus vite. A très bientôt (promis..)

50 lieux abandonnés et villes fantômes incroyables !:


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mardi 15 octobre 2013

Avant après. ..

Et voilà. La Matmobile 3 n'aura pas duré bien longtemps.  Le nouveau modèle est donc là et il a 159000 kilomètres de moins que son vénérable ancêtre. Que de routes l'attendent donc. Que de chemins et autres carrefours à venir comme diraient Hecate ou Legba.

Bien entendu, le Geek en moi se réjouit surtout du bluetooth natif et du téléphone que je peux ainsi utiliser car pour la C3 Picasso, le micro est idéalement placé. Cela me change de l'auto radio que j'avais acheté, les génies derrière sa conception de ayant mis le micro DERRIÈRE la façade. .Bien sur, il y a plus que celà. J'ai un peu l'impression d'être au volant de l'Enterprise. Évidement elle mettra toujours moins de temps que l'illustre vaisseau pour rejoindre Evreux car l'option "faire disparaître les bouchons" n'était plus disponible. .



mardi 24 septembre 2013

Alors?

Rouen. Alors je me pose la question. Ce blog, après 10 ans de bons et loyaux services, me fait penser à un grand navire abandonné où des bruits étranges résonnent dans les coursives. Il n'est pas vraiment abandonné mais il n'est pas vivant non plus. Il flotte, il erre. 
Après le mauvais souvenir de ce voyage australien, il faut se remettre dans le quotidien et la routine d'un été mourant. C'est le temps du cocooning qui arrive, de celui où l'on se cale dans son canapé et où l'on s'évade par la lecture ou par un écran non connecté, faisant le vide autour de soi, coupé du monde. En fait, à être un peu connecté comme je le suis, le temps se resserre. Les mails professionnels, Flipboard, Facebook (vous avez remarqué qu'en 2013, on entend encore des gens dire face de bouc?) et autres tuent de plus en plus ma tranquillité. Et là est le paradoxe car c'est ce blog qui fait que je me retrouve seul (oui, on se comprend, hein?) et que là, le temps s'arrête un peu. Alors pourquoi n'écris-je donc pas plus souvent ces derniers temps alors?

mardi 13 août 2013

Mise au point


Great Ocean Road. Si cette photo montre la puissance de la nature, elle cache, car toute photo est un mensonge mis en scène, ce qu'il y a derrière l'appareil. A savoir une horde de touristes. Bien sur, j'en faisais partie (et on est toujours le touriste de chacun) mais dans ce cas particulier il s'agissait d'une horde de touristes asiatiques et il faut reconnaître qu'au niveau du rapport à la photo, il y a des mondes d'écart. Je les regardais tous mitrailler à tout va avec leurs reflex, compacts, téléphones et tablettes. A ce propos, prendre des photos avec un ipad est bien le comble du ridicule et de l'égoïsme. C'est comme conduire avec un 4x4 en ville: ce n'est pas fait pour et ça gêne tout le monde. 
Celà posait dans tous les sens, se souciant peu d'entrer dans le champ d'un autre appareil et celà reculait de partout jusqu'à d'ailleurs venir me marcher sur les pieds. Des fourmis s'affairant sur le ponton pour cliquer le plus possible en un minimum de temps, appliqués à regarder leur appareil et non ce que leur appareil voulait fixer à jamais. Tout n'était que réglages, sourires à refaire, photos trop claires ou trop sombres. On refaisait les photos de la chère et tendre ou des petits mais on cliquait négligemment pour prendre la mer ou les rochers. On venait se faire prendre en photo et non pas contempler le London Bridge, près des 12 apostles.
Je les regardais tous et j'ai rangé mon appareil. De peur d'être comme eux, tout d'abord (prenant des photos avec mes deux appareils...) mais ensuite réalisant qu'à vouloir matérialiser les souvenirs, on en perdait le but premier. Je ne venais pas là pour prendre des photos mais pour vibrer face au vent et à la nature. Une photo de toute façon ne rendra jamais la terrible et fascinante majesté de cette dernière. J'avais déjà ressenti celà devant le Grand Canyon, alors pourquoi vouloir l'enfermer quand notre mémoire peut faire le travail. J'ai donc posé mon appareil et j'ai regardé devant moi. J'ai laissé venir à moi ce que finalement la soif de photo fait perdre: les sensations. Et elles m'ont envahi, me transportant ailleurs, me faisant sentir si humble devant ce spectacle éternel qui n'a que faire d'Apple ou de Samsung..

Un morceau de bois

Les Grampians. Cet arbre est un red gum tree. Il a vécu des centaines d'années. A mieux le regarder, ce sont autant d'histoires que l'on peut imaginer. Ainsi est ce pays..

dimanche 11 août 2013

Australie

Un jour je relirai ce post. Et je me rappellerai de cette journée à Hanging Rock et de ses légendes.

vendredi 9 août 2013

Full Circle

Melbourne. Il y a 6 ans je venais pour la première fois dans les Carlton Gardiens. Il faisait gris et du fait de la sècheresse, aucune fontaine ne fonctionnait. Six ans plus tard, tant a changé.

vendredi 2 août 2013

Un coin de ciel bleu

Il y a quelques années, cet endroit avait été un vrai rayon de soleil. Quelques années plus tard, c'est la même chose.. Sorrento

lundi 29 juillet 2013

No news is good news

Melbourne. Est-ce là le temps qui passe? Plongé dans ce voyage qui alimentait tant ces chroniques, je m'en éloigne, préférant l'immédiateté d'un Twitter ou d'un Instagram. Signe des temps technologiques bien entendu. Également une mauvaise interface blogger qui rame désespérément quand je souhaite uploader  des photos. Également un téléphone avec de la 3G australienne mais qui est un iphone4. Lent, écran minuscule, comme ce téléphone vieillit très mal. Néanmoins, j'ai pris cette photo bien calme avec le dinosaure d'Apple (si ça, c'est pas hipster de faire du Apple bashing..). Et bien sur, j'écris cela de mon ipad. O temps, O mœurs..

jeudi 25 juillet 2013

C'est pour celà que l'on vient...

Yarra, rivière de Melbourne

Melbourne, ou plutôt Doncaster (mais c'est moins connu).
Le train train s'installe. Abonnement à la salle de gym où les appareils sont toujours aussi hallucinants. On se réveille plus tôt et l'on se couche plus tard. Drôle de voyage néanmoins. L'effet de surprise n'est plus là depuis longtemps et c'est juste un sentiment d'adaptation qui prévaut ou plus précisément un sentiment de réajustement. Tel endroit qui a fermé ou tel autre qui a ouvert. On dit souvent qu'un homme ne peut pas se baigner deux fois dans la même rivière car il n'est pas le même homme (et que ce n'est pas la même rivière) et je suis en plein dans cette pensée philosophique. Revenant ainsi sur des endroits marquants, je me rappelle de ce que j'écoutais à l'époque et de mon état d'esprit. Des senteurs, des musiques, des sons, des voix et des personnes. Melbourne n'est plus Melbourne et Fiddler n'est plus Fiddler. Et tant mieux.

lundi 22 juillet 2013

Melbourne

Ou l'Angleterre, je ne sais plus. En tout cas le pays se prépare à la naissance du futur monarque anglais. Kate et William sont partout...

mardi 16 juillet 2013

Tous sur le pont

Rouen. Shanghaï. Melbourne.
Pour la septième fois je retourne donc en Australie. Pour la septième fois je fais donc mes valises pour aller passer six semaines à l'autre bout du monde. Les valises traînent, se remplissent lentement et je peux voir la différence entre mon premier voyage il y a 9 ans et maintenant. Essentiellement, il s'agit de la technologie. Tout d'abord la Kindle m'économise bien des kilos de livre (au moins deux, on dira) et surtout un volume dans le sac à dos qui est plus que non négligeable. Un exemple?
Il y a deux ans, au moment où sort A Dance with Dragons, j'étais les airs. Sortie mondiale tant attendue, je le vois à Singapour et.. et ....



Product Details

Hardcover: 1040 pages
Publisher: Bantam (July 12, 2011)
Language: English
Product Dimensions: 2.2 x 6.4 x 9.5 inches
Shipping Weight: 3 pounds

Eh oui, la bête est une brique qui pesait 1,5 kilo environ. Sans parler du fait qu'il m'aurait fallu un nouveau sac à dos. Si j'avais eu un Kindle à l'époque, qui sait... Sans parler que pour le lire au soleil et sur la plage il vous faisait faire un bon exercice de musculation. Je suis aussi certain qu'il a dû aussi assommer son lot de chiots en cas de chute. Je ne parle même pas des orteils massacrés. 
En 2013, une kindle, L'ipad pour les comics et les pdf des jeunes, consulter ses mails. Le disque dur pour les séries, le mac et le téléphone portable font aussi partie de la fête et rien de tout celà en 2003. Grâce à Viber, je peux envoyer de sms dès que je suis en 3G ou Wifi partout dans le monde à ceux qui ont aussi l'application. Une carte SIM australienne et hop, la 3G du pays est mienne. 
Bref la matrice est partout. On se sent moins en voyage et coupé de sa vie dans le nord mais la vie de tous les jours en Oz est bien plus fluide et surtout légère (pour qui a un beau bloc multiprises). On se sent plus citoyen du monde même si la cure d'anglais a son interférence de français. 
Bientôt Shanghaï. Les apps sont sur le téléphone pour aller visiter la ville. Bientôt le bout du monde et le retour au pays de mon coeur. Et ça, il n'y a pas d'applications pour celà. Pour le sourire que celà met sur mon visage.

mercredi 3 juillet 2013

Un jour après 15 ans

Rouen. L'appartement anciennement appelé celui du chat.
Je me lève sans réveil naturel (et qui m'a sauvé la mise plus d'une fois.)
Je me lève sans chat à côté de moi qui venait ronronner en position de garde-à-vous sur le lit et qui répondait à mes caresses endormies. Tous les matins il se mettait ainsi dans l'attente de mon lever du lit. Une fois ce mouvement accompli, miaulements et miaulements en vitesse torpille grise pour m'accompagner jusqu'à sa gamelle Tennessee.
Ce matin, j'ai ouvert les yeux et je me suis levé. Ce fut tout.

mardi 2 juillet 2013

Miaou. Miaaaou*

*Au revoir.


Il y aurait tant à dire sur lui. Ses grands yeux, sa fourrure grise, son miaulement si rauque et si fréquent. Il était tellement expressif qu'il donnait l'impression de pouvoir parler avec lui. Je pourrais parler de ses 15 ans à être avec moi. Quinze ans qui sont le trait d'union de tant de choses. Témoin quadrupède de tant d'émotions. Chat roliste également. Il a vécu dans bien des mondes imaginaires, à miauler aux moments cruciaux. Chat empli d'amour pour quiconque venait vers lui. Chat voulant autant d'amour qu'il voulait en donner. Ce chat, mon brave Gant, Gantounet, ou Cool Cat était un univers de gentillesse, de crainte, de ronronnements et de réveils matinaux. Mon petit compagnon de tant de vies n'est plus avec moi depuis ce matin. Il laisse un maître triste et bien hagard. Je tape ce message et je n'entends rien dans l'appartement. Il n'y a que le silence. Pas de bruits de croquettes, de litière ou de grattages improbables. Il est ailleurs, au loin, mais pourtant il est là. De par ces mots, de par ses poils un peu partout et de par ces souvenirs emplis de tendresse, il est là. Il hante l'appartement par son silence. A chaque pas, présent et passé se superposent et mes souvenirs le font apparaître sur toute vision de présent. Il est même là par l'ombre de deux de mes oreillers qui forme la silhouette d'un chat.

Comme bien souvent, la lumière tue le rêve.

Je revois cette journée. Je te revois, petite statue gris entrant difficilement dans ta boîte. Cette boîte qui t'a emmené pendant 15 ans partout où je portais. Et cette boite dont l'anse, au bout de 15 ans, a précisément craqué ce matin, dans l’ascenseur, alors que je t'emmenais pour ton dernier voyage. Moi qui ai toujours aimé romancer ta vie, c'était là le plus émouvant épilogue de ce fabuleux conte.
Son regard sérieux et inquiet me hante. Je caresse ton fantôme et malgré la peine, il me réchauffe le coeur. Comme tu l'as fait pendant ces 15 ans, mon petit gris. Tu n'étais pas une personne mais une personnalité. Et une part entière de ma vie, la seule à ne pas avoir changé. Je pourrais continuer à écrire sans fin ma peine en ces dures heures. Tout autour de moi me rappelle ta présence, de ces traces de griffes sur le fauteuil à ce coussin qui était devenu le tien et sur lequel il vaut mieux éviter de s'asseoir si on a un pantalon blanc. Que cet endroit est vide. Tu n'es plus dans le coin de ma vision à te retourner dans ton sommeil bienheureux ou venir vers moi car cet écran m'empêchait de m'occuper totalement de toi.  Qu'est-ce que ne plus être réveillé à 7h tous les jours va me manquer.
Tout à l'heure, je vais faire ce que tu faisais si bien. Je vais aller m'allonger et fermer les yeux pour aller là où tu allais tant.. Le sommeil me prendra bien moins vite que toi mais j'espère t'y retrouver pour que le temps d'un songe nous puissions continuer nos grandes conversations. And Perchance to dream.
J'ai du mal à retenir les larmes en tapant ces mots. Mais je me dis que ces quelques larmes sont bien peu par rapport à tout le bonheur que tu m'as donné..
Au revoir mon Mr Gant. Et je te le promets, je ne fermerai pas ces portes que tu voulais toujours voir ouvertes, et sur laquelle tu grattais au beau milieu de la nuit si par malheur un bipède l'avait fermée.
Au revoir mon petit Gant. Que ces photos de toi me semblent bien veilles tout à coup. L'empire du passé t'a rejoint. Mais tu es toujours là, aussi discret qu’invisible car toi et tes copains avez ces talents qui nous échappent à nous, bipèdes cartésiens: vous savez déclencher le rêve et l'imagination. Et surtout l'espoir qu'il y ait toujours un moyen de se revoir, au détour d'un songe, d'une rue sombre ou encore d'une rêverie mélancolique. A très vite alors, mon petit Gant. J'apporterai le thon.


samedi 29 juin 2013