En cette atmosphère de fin du monde, rien ne vaut un sourire, pour paraphraser un ami gladiateur. Et un famous last word:
"Give me 80 men and I'll ride through the whole Sioux nation."
Fetterman, William J., capitaine de son grade (1833-1866)
mercredi 11 juin 2003
mardi 10 juin 2003
Tiens, une autre citation pour toi, L.
Mets là dans ton paquetage et poursuis ta route.
We meet people once, and never see them again.
There is no shape to events, no point at which we turn to the audience for their praise.
No time at which we step behind the stage, to see the actors changing their wigs, and painting their faces, and muttering their lines.
Mets là dans ton paquetage et poursuis ta route.
We meet people once, and never see them again.
There is no shape to events, no point at which we turn to the audience for their praise.
No time at which we step behind the stage, to see the actors changing their wigs, and painting their faces, and muttering their lines.
lundi 9 juin 2003
La nuit. La pluie. Dans son grandappartement vide donnant sur la promenade de Hope, elle pense à Lui. Cette ombre furtive qu'elle a croisée au Dark Tower, cette homme si beau, si magnétique, si effrayant. Tout le monde le regardait et parmi tout ce parterre, c'est vers elle qu'il s'est dirigé..Il l'a choisie.
Ils se sont embrassés et elle est depuis hantée par cette étreinte. Ses pensées ne sont dirigées que vers lui et ce baiser qu'elle n'avait jamais eu auparavant. Elle se sent seule. Elle ne mange plus, elle laisse le téléphone sonner jusqu'à ce que le silence revienne la protéger. Ce baiser, ce baiser, ce baiser......
La nuit.
Love me forever,or not at all,
End of our tether, backs to the wall,
Give me your hand,
Don't you ever ask why,
Promise me nothing, live 'till we die,
Everything changes,
Live all stays the same,
Everyone guilty, no one to blame,
Every way out,
Brings you back to the start,
Everyone dies
To break somebody's heart,
We are the system, we are the law,
We are corruption,worm in the core,
One of another, laugh'til you cry,
Faith unto death or knife in the eye.
Love me or leave me, tell me no lies,
Ask me no questions, send me no spies,
You know love's a thief,
Steal your heart in the night,
Slip through your fingers,
You best hold on tight.
Ils se sont embrassés et elle est depuis hantée par cette étreinte. Ses pensées ne sont dirigées que vers lui et ce baiser qu'elle n'avait jamais eu auparavant. Elle se sent seule. Elle ne mange plus, elle laisse le téléphone sonner jusqu'à ce que le silence revienne la protéger. Ce baiser, ce baiser, ce baiser......
La nuit.
Love me forever,or not at all,
End of our tether, backs to the wall,
Give me your hand,
Don't you ever ask why,
Promise me nothing, live 'till we die,
Everything changes,
Live all stays the same,
Everyone guilty, no one to blame,
Every way out,
Brings you back to the start,
Everyone dies
To break somebody's heart,
We are the system, we are the law,
We are corruption,worm in the core,
One of another, laugh'til you cry,
Faith unto death or knife in the eye.
Love me or leave me, tell me no lies,
Ask me no questions, send me no spies,
You know love's a thief,
Steal your heart in the night,
Slip through your fingers,
You best hold on tight.
vendredi 6 juin 2003
Un autre joli week-end ensoleillé s'annonce. Tu vois L., c’est pourtant une lumière tristement gaie. Je voyais dans ma ville tous les étudiants attablés, l’ambiance d’un soir de semaine où chacun sort, va boire un verre pour parler de tout et de rien. C’est une belle vie tranquille qui au fur des années s’atténue mais qui reste toujours là. Cette vie c'st celle que j'ai depuis que j'y suis arrivée, dans cette ville. Il y a ce gens que je rencontre régulièrement sans les connaître, ceux à qui je dis bonjour sans me rappeler de leurs prénoms. Il y a les vendeurs de bien des magasins, les serveurs....Tout un monde dont rues et vieilles maisons sont le décor et dont j'étais un modeste acteur.
Je vais quitter ma cité et j’emporterai tous mes souvenirs qui iront dans le Pays où tu voyages maintenant. Ils y apparaîtront sous une autre forme c’est sûr, mais ils ne seront que de fugaces sensations, un sentiment de déjà-vu, qui va s’étioler peu à peu.
Il y a aura d’autres soirées, d’autres endroits et d’autres amis. Mais rien de ce que je vais perdre ne reviendra tel qu’il était.
C’est la fin d’un cycle, L.
La fin d’une époque.
La fin d’un univers.
Et nous poursuivrons notre chemin, L.
Je vais quitter ma cité et j’emporterai tous mes souvenirs qui iront dans le Pays où tu voyages maintenant. Ils y apparaîtront sous une autre forme c’est sûr, mais ils ne seront que de fugaces sensations, un sentiment de déjà-vu, qui va s’étioler peu à peu.
Il y a aura d’autres soirées, d’autres endroits et d’autres amis. Mais rien de ce que je vais perdre ne reviendra tel qu’il était.
C’est la fin d’un cycle, L.
La fin d’une époque.
La fin d’un univers.
Et nous poursuivrons notre chemin, L.
jeudi 5 juin 2003
Parfois les mots nous fuient.
Parfois on se sent petit.
On se sent impuissant et misérable.
On se dit que la vie prend des détours bien étranges et que, de nouveau, la ligne est bien ténue.
Quand ce type si bien habillé mais au visage perdu s'est éloigné de nous.
Quand nous avons réalisé que nous n'avions aucune raison de ne pas lui donner l'aumône qu'il demandait.
Quand un silence s'est installé entre nous.
Quand nous avons réalisé que nos beaux discours s'étaient envolés quand nous lui avons refuser ces quelques sous qui ne nous auraient pas manqué.
Parfois, le voile se déchire et là ce n'est pas le mystère que nous touchons.
Mais une Vérité.
fuck...
Parfois on se sent petit.
On se sent impuissant et misérable.
On se dit que la vie prend des détours bien étranges et que, de nouveau, la ligne est bien ténue.
Quand ce type si bien habillé mais au visage perdu s'est éloigné de nous.
Quand nous avons réalisé que nous n'avions aucune raison de ne pas lui donner l'aumône qu'il demandait.
Quand un silence s'est installé entre nous.
Quand nous avons réalisé que nos beaux discours s'étaient envolés quand nous lui avons refuser ces quelques sous qui ne nous auraient pas manqué.
Parfois, le voile se déchire et là ce n'est pas le mystère que nous touchons.
Mais une Vérité.
fuck...
mercredi 4 juin 2003
mardi 3 juin 2003
Salut L.
Tu dois encore dormir et je t’envie. Ici, avec tout ce qui arrive, dur de trouver du repos. Mais je te livre mon expérience d’aujourd’hui. Effrayante et enrichissante.
Il n’y a qu’une fine ligne entre notre vie au doux ronron quotidien et le drame. Tu le sais bien puisque que tu es là-bas...
J’ai failli la franchir cet après midi et dans tous les sens du terme.
Je roulais sur l’autoroute vers 19 heures et j’étais fatigué. Les voix de l’autoradio étaient déformées et mes paupières devenaient de la pierre de plus en plus dure à porter.. Je cherchais désespérément une aire d’autoroute pour une micro sieste, quand soudain un bruit se fit entendre. Un bruit lourd et inquiétant, qui me fit rouvrir les yeux….
Je venais de passer la ligne extérieure droite de la route et je me dirigeai tout droit vers une glissière de sécurité à 120 km/h. Je me suis repris et l’adrénaline s’est occupé du reste.
Le plus horrible est cette sensation, celle que l'on a quand on réalise. En fait j’étais endormi et je ne m’en suis rendu compte que lorsque je me suis réveilé. A chercher cette aire de repos, je m'étais endormi. en d'autrs temps, j'aurais salué cette ironie..
La ligne (verte ou rouge) n’était pas pour moi, enfin pas pour aujourd’hui en tout cas.
Mais je l’ai vu.. Et qu’elle est ténue…
Dors bien mon ami…
Tu dois encore dormir et je t’envie. Ici, avec tout ce qui arrive, dur de trouver du repos. Mais je te livre mon expérience d’aujourd’hui. Effrayante et enrichissante.
Il n’y a qu’une fine ligne entre notre vie au doux ronron quotidien et le drame. Tu le sais bien puisque que tu es là-bas...
J’ai failli la franchir cet après midi et dans tous les sens du terme.
Je roulais sur l’autoroute vers 19 heures et j’étais fatigué. Les voix de l’autoradio étaient déformées et mes paupières devenaient de la pierre de plus en plus dure à porter.. Je cherchais désespérément une aire d’autoroute pour une micro sieste, quand soudain un bruit se fit entendre. Un bruit lourd et inquiétant, qui me fit rouvrir les yeux….
Je venais de passer la ligne extérieure droite de la route et je me dirigeai tout droit vers une glissière de sécurité à 120 km/h. Je me suis repris et l’adrénaline s’est occupé du reste.
Le plus horrible est cette sensation, celle que l'on a quand on réalise. En fait j’étais endormi et je ne m’en suis rendu compte que lorsque je me suis réveilé. A chercher cette aire de repos, je m'étais endormi. en d'autrs temps, j'aurais salué cette ironie..
La ligne (verte ou rouge) n’était pas pour moi, enfin pas pour aujourd’hui en tout cas.
Mais je l’ai vu.. Et qu’elle est ténue…
Dors bien mon ami…
dimanche 1 juin 2003
Ce matin, à 5h, j’ai été réveillé par le tonnerre. Et quand je dis réveiller, c’était comme si quelque chose avait explosé à côté de moi. Mon ordinateur en a même préféré s’éteindre tout seul. Encore dans le sommeil, dans le stress d’un réveil brutal j’ai donc assisté (et j’assiste encore) à ce bruyant concert. Eclairs, tonnerre, éclairs, tonnerre….Je m’amuse à compter le temps entre les deux et puis je me mets à penser aux gaulois, aux grecs…Ils avaient tous si peur du tonnerre et en fait, ce matin, je les comprends.
Mon chat, les oreilles en arrière miaule lourdement et va s’enfuir sous le lit très régulièrement et quand un coup de tonnerre trop violent fait trembler les murs, on se sent peu de choses.
Dehors le marché a pris du retard à cause des averses diluviennes. J’ai ouvert ma fenêtre pour que la fraîcheur puisse rentrer et je caresse le vain espoir de capter un éclair avec ma webcam.
L’écho assourdissant se répercute sur tout le port et je ne suis pas trop rassuré (mais je suis à mon ordinateur, connecté, à raconter la fin du monde !!)..tiens, c’est drôle, j’en ai mal aux yeux tellement les éclairs déchirent la noirceur des nuages qui se mêle aux restes de la nuit.
Un autre éclair.
Je vais fermer la fenêtre. Je me dis stupidement qu’un éclair pourrait rentrer dans l’appartement. Etonnant comme on peut avoir des raisonnements illogiques, ancestraux dirais-je dans de pareils moments.
Mais il y a tout de même une chose que les grecs et gaulois ne voyaient pas à propos des orages :
Ça lave bien les voitures….
Mon chat, les oreilles en arrière miaule lourdement et va s’enfuir sous le lit très régulièrement et quand un coup de tonnerre trop violent fait trembler les murs, on se sent peu de choses.
Dehors le marché a pris du retard à cause des averses diluviennes. J’ai ouvert ma fenêtre pour que la fraîcheur puisse rentrer et je caresse le vain espoir de capter un éclair avec ma webcam.
L’écho assourdissant se répercute sur tout le port et je ne suis pas trop rassuré (mais je suis à mon ordinateur, connecté, à raconter la fin du monde !!)..tiens, c’est drôle, j’en ai mal aux yeux tellement les éclairs déchirent la noirceur des nuages qui se mêle aux restes de la nuit.
Un autre éclair.
Je vais fermer la fenêtre. Je me dis stupidement qu’un éclair pourrait rentrer dans l’appartement. Etonnant comme on peut avoir des raisonnements illogiques, ancestraux dirais-je dans de pareils moments.
Mais il y a tout de même une chose que les grecs et gaulois ne voyaient pas à propos des orages :
Ça lave bien les voitures….
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