mardi 14 février 2017

Une bulle

Barbâtre. Une bande de plage. Le ciel qui se mélange à la mer. Mais la couleur n'est pas zu bleu infini et que l'on veut éternel. C'est un gris d'hiver, de froid et de pluie et cette saison vient faire ses adieux à une des figures de nos étés radieux.
Avec ces au revoirs, une partie de l'enfance, une partie de ce cocon, de cette bulle estivale est à jamais changée. Ce moment où ce qui était devient une histoire. Une histoire que l'on racontera à d'autres quand nous remonterons ce chemin, à nouveau gorgé du sommeil d'été.



vendredi 20 janvier 2017

Réalité Virtuelle

Étonnant d'etre autant attiré par les étoiles après 40 ans. Le sentiment que rien ne change avec elles peut être. C'est tout naturellement que lorsque j'ai reçu mon casque de réalité virtuelle que j'ai téléchargé les applications spatiales. Quelle joie de pouvoir ainsi voler sans me déplacer, à la guilde des voyageurs de Dune. Quelle joie de mettre mon casque et de partir. Ailleurs, tout de suite, comme un prince d'Ambre.
L'immersion est totale et complète et l'impression d'être dans un bout du futur est encore plus forte.

samedi 14 janvier 2017

2017

À bien y réfléchir, nous pouvons nous demander ce que nous devons à notre ancien soi. Comme si arrêter ce qui nous accompagne depuis si longtemps serait une trahison envers soi-même. Le présent de doit rien au passé, malgré ce que l'on peut penser.
L'insatisfaction est un terrible mal, qui se glisse insidieusement en nous. Que voulons-nous et que faire quand nous l'obtenons?

vendredi 30 décembre 2016

Un moment de 2016

Si 2015 fût un triomphe absolu, on pourra dire que 2016 aura été une grosse gueule de bois. Pourtant dans cette débacle, certaines choses ont surnagé comme le concert de Hans Zimmer à Rouen...

samedi 24 décembre 2016

5h20

Ce 24 décembre me voit en train de chercher le sommeil, cette denrée rare qui me fuit depuis plusieurs mois. Visité par les fantômes du passé dans mon demi cauchemar (en fait c'est un rêve sans horreur mais suffisamment dérangeant pour se réveiller seul) je suis dans le canapé du salon de mes parents à poursuivre  Coldheart Canyon de Barker. Et je me prends à rêver de mes imaginaires. Je me dis que je fais trop de choses et que jamais mon esprit ne se repose. Les passions s'érodent parfois (après 25 ans, ça va quand même) et j'entrevois la fin de la pratique de certaines. Pourtant, je m'y refuse, sachant que cela marquera une perte et un tournant.
Drôles de pensées nocturnes, tard le soir ou tôt le matin. Le soleil va se lever et tout sera emporté. Jusqu'à la prochaine fois.
En attendant, le réveil de la petit princesse, une autre, Leia, a failli nous quitter. Je déteste 2016.

samedi 5 novembre 2016

Bar

À la part des anges. Je retrouve les ambiances d'avant. Vous lisez vos revues dans la salle silencieuse à l'exception d'un couple dont l'homme parle suffisamment fort (malgré ses efforts pour garder sa voix feutrée) pour que chacun l'entende malgré lui. Ainsi il parle de ses expériences professionnelles en Allemagne et australienne et l'impact sur son accent anglais. Elle écoute sans l'interrompre et ses questions sont une invitation à ce qu'il continue. Et comme à chaque je me demande s'ils ne sont pas un couple rencontré en ligne.
Scène de voyeurisme auditif morderne.

samedi 24 septembre 2016

New season

Nous sommes donc dans l'autre saison, celle du football et de la voie royale pour Noel. Le rythme des cours est bien là, mes Australiens sont en vue et le sommeil est déjà un farfadet facétieux.
Je remarque les changements. J'ai arrêté ma consommation effrénée de séries télé pour lire bien plus (un débit digne de 2005 à Misery aide bien) et je me replonge dans Rainbow City abandonnée depuis un an du fait de l'arrivée de la petite merveille et de ma volonté de me plonger dans la science-fiction.
Les univers imaginaires sont bien ceux qui durent le plus longtemps.

mardi 30 août 2016

So it ends

Rouen. Voilà, c'est fini.
L'été 2016 qui fut si glorieux s'en va tristement. Le soleil, le ciel bleu, le sable que l'on emporte partout sans le vouloir vont donc rester dans ces pages dorées. L'été c'est aussi les pieds nus. Je viens de passer 7 semaines sans chaussettes, même lors des pluies de juillet. De nouveau mes pieds vont être enfermés en attendant leur libération. 280 dodos et quelques et il reviendra.
Je retournerai sur mon île adorée, je reverrai les amis de toujours. Finalement, c'est comme si la vraie vie était en fait ces moments et que tout ce qu'il y a entre eux, le boulot, les copies et j'en passe n'était qu'un mauvais rêve.
Adieu summer2k16 (pour la faire en hashtag), triste de te voir partir mais si content de t'avoir connu.

mercredi 20 juillet 2016

Retour en France

Newhaven. Il est certain que cela fait moins de mer que pour l'Australie mais c'est toujours un voyage. Sur le pont du Ferry qui a eu plus chaud que nous, je regarde la côte s'éloigner et les passagers qui vont et vient. Et de nouveau je sais. Je sais comment on peut reconnaitre les français. Un seul regard, un seul mot.
Quechua.

dimanche 19 juin 2016

Time flies

Et plutôt vite. C'est sur qu'avec une nouvelle maison, une petite créature et une équipe sportive qui ont demandé toute mon intention, je délaisse ce qui était mon havre de paix numérique, qui m'a permis de parler de tant de choses. Alors que l'été arrive, je cherche mes autres havres qui sont au soleil et près de l'eau. Étonnant de voir comment, peu à peu, moi qui suis la definition même de connecté, je cherche à être dans des bulles loin de tout cela. Mes plaisirs imaginaires changent et varient, me tournant vers la SF, lisant bien plus que je ne regarde la télé et les séries. Je ne parle même pas du cinema que je déserte comme jamais dans ma vie, au rythme de une fois tous les 6 mois.
Toutes les forces sont en mouvement, tout se recalibre. Mes parties du jeudi ont disparu, je vois moins certaines personnes et cela me déplaît mais le fait est qu'il est dur de s'adapter à une vie à 3 quand on a passé aussi longtemps dans une vie à un. Quelle fantastique insatisfaction existe parfois en nous..