dimanche 29 août 2010

Pause

Rouen. Chaque  voyage a besoin de pauses. La route est bien fatigante alors permettez-moi de faire halte pendant quelques temps.

vendredi 6 août 2010

Etoffons

Bon étoffons un peu parce que dire que c'est puissant, c'est paradoxalement léger. Tout d'abord je suis passé à quelques centimètres d'un serpent, alerté par un cri alors que nous étions au Lake Barrine. Le jardinier de ce petit Eden (fondé en 1928, vertige de l'histoire) ne fait rien quand averti de la présence de ce black snake à ventre rouge d'un mètre 20. Un serpent, on va dire que ce n'est pas chez nous que celà arpente les rues.

Quand on le voit, tout luisant, libre de mouvement, on s'approche assez fasciné mais quand même totalement effrayé, les gestes se faisant lents et pesants.

Ensuite, Paronella Park et son histoire improbable. Celle d'un espagnol qui souhaitait construire un chateau dans la forêt tropicale, près d'une chute d'eau. La résidence souffrit du temps, des cyclones et la nature reprit ses droits.

Prenant des photos, j'entends des buits de gouttes d'eau sur les feuilles de palmiers. Le souci est qu'il ne pleut pas. Il s'agit de chauve souris qui se laissent aller et dont les cris glacent un peu le sang. Plus loin, les lézards, les araignées, les anguilles dans les ruisseaux animent cette jungle bien peu amicale pour les bipèdes que nous sommes.

Je vous passe les fleurs improbables. La luxuriance sans fin, la poussière rouge et la chaleur toujours présente. Un fig tree de 500 ans aux côtés Avatar qui mesure 65 mètres mais que l'on ne peut vraiment meseure tellement il est tentatculaire, plus loin une sorte de pin qui mesure 45 mètres avec son "jumeau".

En une journée dans le Nord Queensland, j'ai pu répondre une dizaine de fois à la question "quand avez vous fait pour la première fois quelque chose pour la première fois"




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lundi 2 août 2010

Un pas

Dans quelle direction?

Heavenly lights

Port Douglass.
il est des photos de calme et de paix. Une journée qui s'achève, le
calme de la mer, la douceur du ciel. Et derrière le calme de cette
photo, il n'y a que tempête et courroux dans ma tête.

vendredi 30 juillet 2010

En réfléchissant

Combien de vies avons-nous en nous? Les chats en ont neuf mais nous en avons des myriades. Celà fait peur, celà fait pleurer la nuit, mais rire le soir autour de la table et bomber le torse dans la journée.


I mean, I got everything I need right here with me. I got air in my lungs, a few blank sheets of paper. I mean, I love waking up in the morning not knowing what's gonna happen or, who I'm gonna meet, where I'm gonna wind up. Just the other night I was sleeping under a bridge and now here I am on the grandest ship in the world having champagne with you fine people. I figure life's a gift and I don't intend on wasting it. You don't know what hand you're gonna get dealt next. You learn to take life as it comes at you... to make each day count.


Jake Dawson dans le texte (pssit, c'est Titanic)

mardi 27 juillet 2010

Night Ocean

Un texte est similaire à un tableau. Chaque mot est une couche de
couleur, une variation, une sensation. Mais à la différence d'un coup
de pinceau, un mot est un feu d'artifice dont l'explosion donne un
tableau sans cesse différent, existant en autant de formes que de
lecteur.
Alors commençons à peindre ce soir. Tout d'abord, la nuit. Devant nous la mer noire dont la forme sans cesse changeante est illuminée par un ovale de lumière argentée au loin. Cette lumière vient la lune timide qui se cache derrière de lourds nuages plus sombres encore que le ciel. Ceux-ci avancent lentement dans la voûte céleste, célébrant pour cette nuit leur possession du ciel.
Devant nous, au premier plan, l'écume blanche des vagues vient
caresser la plage. Tentant de nous atteindre un peu plus par cette
marée montante, elle annonce son arrivée avec ce bruit dont la
régularité fait partie des rythmes les plus anciens, les plus
immuables de notre planète. Parfois vif, parfois attendant quelques
instants pour mieux exploser, ce tumulte incessant n'est que le
battement du cœur de l'océan. Cette nuit, il bat calmement imposant à tous ceux qui le regardent un silence tranquille. Il est ce chaos organisé, cette berceuse pour les songes et les pensées.

Et là, les mots font leur office. Entrons dans ce tableau. Tout commele feu, l'eau nous renvoie à une autre période. L'homme a observé, fasciné, le premier feu dans la nuit. Des millénaires plus tard, cette
mer de Corail (bien qu'elle se fiche bien du nom dont elle a été affublée) renvoie à ces mêmes pensées. Elle sera encore là quand nos pas nous mèneront ailleurs et nous accueillera indifférente quand nous
la resaluerons.
Cette mer, si Poséidon me faisait une faveur, me permettrait de rejoindre les miens. Elle est le lien, le point commun entre tout et les Princes d'Ambre le savent bien.
Maintenant, les nuages laissent un peu à la place à la lune. Je ne suis pas Cyrano mais je ne peux m'empêcher de la regarder. Là-bas, en terre de France, son visage semble nous sourire. Ici, en Terra
Australis, il n'y a plus de visage. Elle porte un autre masque. La Grande Ourse, l'Ursa Major, a aussi refusé de faire le voyage avec moi. A la place, une Croix du Sud, Southern Cross me pousse à regarder
encore plus vers le Sud. Je ne devrais pas trop. J'ai déjà la tête en bas, je risquerais cette fois de tomber tout court.

Derrière nous, hors du tableau, un oiseau qui me fait penser à une petite cigogne et qui ne sort que la nuit, à la recherche de nourriture laissée par les touristes. Il m'a vu et se cache dans l'ombre des palmiers. Dès que je vais vers lui il s'enfuie à grandes enjambées pour revenir dès que je lui tourne le dos.
Les nuages, les vagues, cet oiseau, la lune, tout n'est que mouvement. Tout tourne autour de nous. Pourtant ce tableau est fixe. Emprisonnant et capturant ce mouvement.
Jusqu'à ce que nous regardions ailleurs.

dimanche 25 juillet 2010

Cairns

Il ne fait pas beau à l'autre bout du monde, donc il faut bien se
fabriquer des souvenirs...

vendredi 23 juillet 2010

An Army of one

J'ai l'impression d'être une couverture d'Alex Ross. Mais c'est plutôt
un compliment à y réfléchir. Oui, ce soir je me fais des
compliments."Tout est permis", comme dirait LA Bourdelle