mardi 24 septembre 2013

Alors?

Rouen. Alors je me pose la question. Ce blog, après 10 ans de bons et loyaux services, me fait penser à un grand navire abandonné où des bruits étranges résonnent dans les coursives. Il n'est pas vraiment abandonné mais il n'est pas vivant non plus. Il flotte, il erre. 
Après le mauvais souvenir de ce voyage australien, il faut se remettre dans le quotidien et la routine d'un été mourant. C'est le temps du cocooning qui arrive, de celui où l'on se cale dans son canapé et où l'on s'évade par la lecture ou par un écran non connecté, faisant le vide autour de soi, coupé du monde. En fait, à être un peu connecté comme je le suis, le temps se resserre. Les mails professionnels, Flipboard, Facebook (vous avez remarqué qu'en 2013, on entend encore des gens dire face de bouc?) et autres tuent de plus en plus ma tranquillité. Et là est le paradoxe car c'est ce blog qui fait que je me retrouve seul (oui, on se comprend, hein?) et que là, le temps s'arrête un peu. Alors pourquoi n'écris-je donc pas plus souvent ces derniers temps alors?

mardi 13 août 2013

Mise au point


Great Ocean Road. Si cette photo montre la puissance de la nature, elle cache, car toute photo est un mensonge mis en scène, ce qu'il y a derrière l'appareil. A savoir une horde de touristes. Bien sur, j'en faisais partie (et on est toujours le touriste de chacun) mais dans ce cas particulier il s'agissait d'une horde de touristes asiatiques et il faut reconnaître qu'au niveau du rapport à la photo, il y a des mondes d'écart. Je les regardais tous mitrailler à tout va avec leurs reflex, compacts, téléphones et tablettes. A ce propos, prendre des photos avec un ipad est bien le comble du ridicule et de l'égoïsme. C'est comme conduire avec un 4x4 en ville: ce n'est pas fait pour et ça gêne tout le monde. 
Celà posait dans tous les sens, se souciant peu d'entrer dans le champ d'un autre appareil et celà reculait de partout jusqu'à d'ailleurs venir me marcher sur les pieds. Des fourmis s'affairant sur le ponton pour cliquer le plus possible en un minimum de temps, appliqués à regarder leur appareil et non ce que leur appareil voulait fixer à jamais. Tout n'était que réglages, sourires à refaire, photos trop claires ou trop sombres. On refaisait les photos de la chère et tendre ou des petits mais on cliquait négligemment pour prendre la mer ou les rochers. On venait se faire prendre en photo et non pas contempler le London Bridge, près des 12 apostles.
Je les regardais tous et j'ai rangé mon appareil. De peur d'être comme eux, tout d'abord (prenant des photos avec mes deux appareils...) mais ensuite réalisant qu'à vouloir matérialiser les souvenirs, on en perdait le but premier. Je ne venais pas là pour prendre des photos mais pour vibrer face au vent et à la nature. Une photo de toute façon ne rendra jamais la terrible et fascinante majesté de cette dernière. J'avais déjà ressenti celà devant le Grand Canyon, alors pourquoi vouloir l'enfermer quand notre mémoire peut faire le travail. J'ai donc posé mon appareil et j'ai regardé devant moi. J'ai laissé venir à moi ce que finalement la soif de photo fait perdre: les sensations. Et elles m'ont envahi, me transportant ailleurs, me faisant sentir si humble devant ce spectacle éternel qui n'a que faire d'Apple ou de Samsung..

Un morceau de bois

Les Grampians. Cet arbre est un red gum tree. Il a vécu des centaines d'années. A mieux le regarder, ce sont autant d'histoires que l'on peut imaginer. Ainsi est ce pays..

dimanche 11 août 2013

Australie

Un jour je relirai ce post. Et je me rappellerai de cette journée à Hanging Rock et de ses légendes.

vendredi 9 août 2013

Full Circle

Melbourne. Il y a 6 ans je venais pour la première fois dans les Carlton Gardiens. Il faisait gris et du fait de la sècheresse, aucune fontaine ne fonctionnait. Six ans plus tard, tant a changé.

vendredi 2 août 2013

Un coin de ciel bleu

Il y a quelques années, cet endroit avait été un vrai rayon de soleil. Quelques années plus tard, c'est la même chose.. Sorrento

lundi 29 juillet 2013

No news is good news

Melbourne. Est-ce là le temps qui passe? Plongé dans ce voyage qui alimentait tant ces chroniques, je m'en éloigne, préférant l'immédiateté d'un Twitter ou d'un Instagram. Signe des temps technologiques bien entendu. Également une mauvaise interface blogger qui rame désespérément quand je souhaite uploader  des photos. Également un téléphone avec de la 3G australienne mais qui est un iphone4. Lent, écran minuscule, comme ce téléphone vieillit très mal. Néanmoins, j'ai pris cette photo bien calme avec le dinosaure d'Apple (si ça, c'est pas hipster de faire du Apple bashing..). Et bien sur, j'écris cela de mon ipad. O temps, O mœurs..

jeudi 25 juillet 2013

C'est pour celà que l'on vient...

Yarra, rivière de Melbourne

Melbourne, ou plutôt Doncaster (mais c'est moins connu).
Le train train s'installe. Abonnement à la salle de gym où les appareils sont toujours aussi hallucinants. On se réveille plus tôt et l'on se couche plus tard. Drôle de voyage néanmoins. L'effet de surprise n'est plus là depuis longtemps et c'est juste un sentiment d'adaptation qui prévaut ou plus précisément un sentiment de réajustement. Tel endroit qui a fermé ou tel autre qui a ouvert. On dit souvent qu'un homme ne peut pas se baigner deux fois dans la même rivière car il n'est pas le même homme (et que ce n'est pas la même rivière) et je suis en plein dans cette pensée philosophique. Revenant ainsi sur des endroits marquants, je me rappelle de ce que j'écoutais à l'époque et de mon état d'esprit. Des senteurs, des musiques, des sons, des voix et des personnes. Melbourne n'est plus Melbourne et Fiddler n'est plus Fiddler. Et tant mieux.