jeudi 23 août 2007

L'ile de Philippe


C'est donc à 2h eurs à l'Est de MElbourne que je suis allé pour aller voir des pingouins. Mais il y a voir des pingouins et voir des pingouins. C'est à l'Ouest de l'île (là où il y a les points bleus) que nous nous sommes assis (photos interdites) pour le clou de notre journée. Dans le mini-bus: 3 américains de Floride dont la fille était à la fac à Florida, donc ça a vanné. Un Coréen qui a passé 2 heures au téléphone non stop. Deux autres coréens et un couple venant d'Inde dont la fille était à tomber par terre. Nous avons nourri Kangourous et Wallabies, nous avons marché sur des plages immenses et nous nous sommes assis (deuxième photo) sur des gradins en béton pour regarder les plus petits pingouins d'Australie sortir de l'Océan car oui, ils n'étaient pas enfermés, nous avons assisté à une fin de journée chez eux. Assis devant cette mer puissante (donc les vents viennent d'antarctique donc frais tout au long de l'année) nous étions là en train de regarder le ciel se parer de reflets or et rouge pour finalement s'attrister et accepter la nuit. Les vagues puissantes semblaient sans cesse annoncer leur venue et dans l'écume bouillonnante chacun pensait les voir. C'est ce qui était fascinant. Il s'agissait d'un spectacle dont nul ne pouvait prédire quand il allait commencer. A la tombée de la nuit, certes, mais sans plus de précisions. Puis le premier est venu déclenchant les sourires de la foule. Un autre, puis encore un autre. C'était un mini débarquement quotidien, au total près d'une centaine (en haute saison, il faut quintupler) se laissent flotter ainsi, éparpillés sur la plage. Quand leur groupe fut jugé suffisant en nombre, ils ont commencé à remonter vers les dunes. Un pas, deux pas, un mètre, deux mètres mais soudain, le dernier se retourne et se met à courir vers l'océan, suivi de toute cette étrange cohorte en fil indienne qui se rue à nouveau dans les flots!
L'étrange ballet a duré près de dix minutes. Comme si leur courge s'étiolait devant cette dune. Après explications, leur nombre doit être conséquent pour remonter car ils forment ainsi un plus gros animal et surtout, dès qu'un seul d'entre eux sent le danger eh bien tous les autres le suivent...Le côté unique vient du souvenir que l'on a car les photos sont interdites à cause des flashs qui les rendent aveugles à terme.







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