lundi 31 décembre 2007

A bien y réfléchir..

Qu'elle est étrange cette rationalisation du temps par ces années qui passent. Cette soirée comme les autres où l'on arrive en bout de page, de calendrier et d'autres choses. Il nous faut ce repère dans notre vie sur cette planète qui s'enfonce dans l'espace, c'est certain mais ce n'est qu'un jour que nous imaginons être l'occasion d'un recommencement.
Pour ma part, la terre est au même endroit qu'il y a 365 rotations. Mais ce n'est pas le cas pour moi, ni pour personne ici.

Que le meilleur nous arrive !

dimanche 30 décembre 2007

De bons présages

Les Patriots marquent l'histoire, Les Bengals finissent l'année en gagnant, nourrissons-nous dde ces belles énergies*.


*Ce post était offert par l'A.P.C.P.N.C. (Association des Posts Cryptiques que Personne ne Comprend, sauf l'auteur)

The Precious

J'avais voulu dire un mot de la mort de Christian Bourgois. L'éditeur qui nous a tous fait rêver en publiant le Seigneur des Anneaux. Et ce soir j'ai revu le Seigneur des Anneaux. Cela faisait longtemps. Trop longtemps.
Que dire après toutes ces années? Eh bien que si le monde qui l'entourait n'est plus, la force de ce film est toujours aussi vivace. Les effets spéciaux sont toujours là, un peu datés pour certains, toujours aussi grandioses pour la plupart mais c'est là la critique du pauvre. C'est sur un jeu d'acteurs et une réalisation sans faille que repose ce film. La solidarité, l'amour, l'amitié, l'abnégation irradient de ce film fait avec tant d'amour. C'est le coeur serré de la mort de Boromir que nous voyons Sam et Frodo s'enfoncer en Mordor. C'est le coeur serré de ne pas avoir trois heures de plus pour continuer à vivre en Terres du Milieu le temps de la suite que je tape ce post.
George Lucas aurait du suivre cette formule car quand le temps jugera les deux oeuvres, il sera cruel pour l'une. Et quand les programmateurs de TF1 qui diffusent le Retour du Roi sans avoir diffuser les deux autres film, se présenteront devant leur conscience, la balance ne penchera pas pour eux.
C'est aussi étrange de ressentir ce tumulte de sentiments par rapport à ce film qui m'a marqué de par ses qualités et ce que je vivais à l'époque. Et cette nostalgie douce-amère me rappelle d'autres cieux, d'autres continents et des amis absents car trop loins.
J'ai tant de choses à dire en ce moment que je me contente de noter les idées de post et qu'elles s'accumulent comme les nuits sans sommeil.

jeudi 27 décembre 2007

Monde de merde

C'est par mon téléphone que j'apprends la mort de Benazir Bhutto. Il est des destins frappants et marquants, des destins inaccomplis, ceux qui vont rejoindre cette liste toujours plus grande que celle des martyrs. Sa mort qui arrive entre deux indigestions est une bien étrange leçon à tous ceux qui clament à tue-tête et pour un rien qu'ici, en France, nous ne vivons pas en démocratie.
Nous sommes des nantis. Ici on s'époumonne car notre président passe des vacances en Egypte. Que de problèmes nous avons.

calendrier

il faut quand même commencer à y penser, à ces cases qui vont réguler l' année à venir. Mes élèves ne connaissant jamais la date de leurs exercices j' en ai mis un dans la classe qui a un peu de gueule. Les calendriers sont aussi un peu flippants je trouve quand je les installe et que je vois le mois de décembre : comment vais je remplir chaque jour pour qu il soit au mieux ? Est-ce que cette case innocente révélera une grande joie ou un grand malheur comme 2007 su en être bien généreux. En attendant comme je sais que je retourne à Melbourne je ne sais si celui que j' avais prévu sera donc mis dans ma classe. De toute façon je ne sais même pas si je serais encore à Misery. Quant au calendrier de la poste eh bien, ému par ces couvertures à vous couper le souffle de chats, chiots et autres chalets, j' ai décidé avec douleur de simplement donner l' argent pour laisser le facteur faire un autre heureux.

(post écrit de mon nouveau téléphone)

mercredi 26 décembre 2007

Rouen a (encore) l'esprit petit

Vendée. Rouen. Youpi, des vélos partout, c'est Cyclic qui arrive. Inauguré le 22 décembre c'est à dire dans le froid et les préparatifs de Nôel, l'idée a de quoi plaire si on veut qu'il y ait encore plus de personnes à rouler sur les trottoirs de ce cauchemar de circulation.
Pourquoi fais-je donc pruuve de cette vindicte que l'on qualifierait un peu trop vite de gauloise? Eh bien si on peut rendre un vélo 24h/24, on ne peut pas en emprunter après minuit!
Et là on retoruve tout le condensé de cette ville. J'essaye de trouver une justification à celà mai sje n'en vois pas. Déjà que le dernier métro est en gros avec les rayons du soleil, à croire que cette ville veuille décréter un couvre-feu.
Reste que la ville a décidé de nous muscler car comme ville plate, Rouen ne se pose pas là.!


et je suis bien content car cette charmante dame pense comme moi.

En attendant, je suis toujours en belle et grise Vendée. je suis devnue une caricacture quand, en allant à la poste, le type devant moi a demandé pour plus de 300 euros de timbres et en allant faire nettoyer ma Spidermondeo, il s'est mis à pleuvoir après.
Allez plus que quelques jours et 2007 s'en va avec ce gout de bile qu'elle peut laisser, celui qu'on a quand on se rend compte que certaines personnes (en fait, pas tant que ça) ont bien caché leur jeu. Finissons de régurgiter et 2008 sera belle, soyons-en certain.

mardi 25 décembre 2007

Interruption

pour digestion... Comme je le constatais hier, les papiers déchirés sont autant de traces de joie ou
d'opportunité d'aller sur ebay pour se refaire une fortune, surtout au
niveau des DVD et bien sûr des pulls et chemises. C'est ça le rapprochement des nouvelles technologies qui croise le flux des marchandises.
PS: je vous rassure, je ne fais pas partie de ces personnes là, malgré mes nombreux défauts.
Fêtons bien, digérons-bien, célébrons ce moment avec la Folie Des Grandeurs ce soir.

dimanche 23 décembre 2007

Mais qu'est-ce qu'il leur arrive?

Vendée. Valérie Bègue, Miss France toute nue ou presque (elle a quand même de superbes yeux) après Laure Manaudou. Will Smith qui déclare que Hitler était une bonne personne. Il est grand temps que chacun s'enferme pour manger sa dinde et ne fasse plus de bêtises.


Il fait toujours bleu ici et j'ai fait quelque chose que je n'avais pas fait depuis bien des années. J'ai écouté un vinyl. Les "Contes de Noël" avec Roger Carel et j'ai manipulé à nouveau la chaîne de mes parents avec des gestes aussi automatiques que ceux que je peux avoir quand j'ouvre l'antivol à code de mon vélo de lycée. En tout cas, heureusement que le vinyl revient car si je veux qu'un jour mes hypothétiques enfants s'amusent avec cette histoire, la question du support va se poser. Je me suis aussi surpris à remarquer que bon sang, ils causaient bien. On parle de "nuit blême", "d'étal", de "misérable et beau spectacle". C'est un sens de la formule qui se fait rare. Je ne sais pas comment les textes sont maintenant mais ces mots là, pas sur que mes élèves comprennent. Sachant d'expérience que si je leur demande un travail "chiadé", j'entends en réponse : "euh, il a dit "chier", le prof!", celà m'oblige d'ailleurs à éviter les mots: supputer, acculer, fumiste (fumier), prospérer (inconnu au bataillon) et une cohorte d'autres qui ne cesse de grossir au fil du temps. Bientôt c'est ce disque qu'on mettra pour les épreuves!
Mais je digresse (autre mot interdit).
Ils étaient donc là, ces mêmes odeurs, ces mêmes craquements, ce texte qui me revenait en tête. Je me suis également levé mécaniquement quand le fantôme du passé arrive et lui "tu sais ce que tu es? Un pauvre imbécile..." car c'était la fin de la face.
Tout comme avant on se levait pour changer la chaîne de la télé, on reste maintenant vissé sur notre fauteuil. Et comme à chaque fois j'ai mis mon doigt sur le diamant pour entendre le scratch que celà fait. Bien sur, ce 33 tours doit durer 25 minutes alors qu'il me semblait être aussi long que le Seigneur des Anneaux. Dans l'enfance, tout est grand: joie, tristesse, cour de récré et voitures...
Chez les adultes? On dira que c'est différent.

samedi 22 décembre 2007

Ca, on peut pas le faire à un chat

Ce long chemin

Je continue à vendre mes jeux. Je liquide un peu le patrimoine de mon adolescence e mais je sais que je n'y rejouerai pas, donc autant rentabiliser l'espace de ma "chambre" que mes parents souhaitent récupérer de toute façon.
Il est pourtant de ces objets futiles que l'on souhaite garder. Poussiéreux ou pas, des petits bouts de papiers, des textes lus et relus que l'on connaît par coeur (ou que l'on ne veut plus relire). C'est un étrange musée de ma courte vie que cette chambre. J'y vois les strates de ma formation en tant qu'adulte avec ses joies et ses tristesses, ses incendies et ses riches récoltes.
Ce sont des reliques que je vois quelques heures par an (comme nos livres et tout ce qui nous entoure, quand on y pense bien) mais je ne supporte pas l'idée qu'elles ne soient plus autour de moi. Tout comme on frémit à l'odeur de pin d'un endroit que l'on aime et que l'on appelle "maison", la vue de ces livres et de ces bibelots me rappellent tout simplement que je suis chez moi. Même si ce lit, cette lampe et ce mobilier me sont étrangers, les livres, CDs et autres boîtes me disent juste par leur silence poussiéreux:"Bienvenue chez toi. Ca faisait longtemps"

vendredi 21 décembre 2007

L'hiver est là, on ferme

Je suis en partance pour la Vendée, en vacances et prêt à clôturer cette Annus Horribilis. Le cool cat est casé, dans la joie et la bonne humeur n'en doutons pas. Les sacs se remplissent, mon nouveau téléphone portable se recharge. Hier fut la journée du repas de Noel et elle est toujours particulière. Il y a une sorte de trève des confiseurs entre nous. Les profs sont plus tranquilles, les élèves aussi, tous fatigués il faut dire. Et quand on souhaite bonne année et joyeuses fêtes, il y a une sincère émotion (qui disparaitra vite, bien sur..)
Pour ma part j'ai fêté Noel avec les élèves en faisant une pause dans les leçons. J'ai ainsi montré l'épisode de Noel de The Office (eh eh) ainsi que le fameux Conte de Noel de Dickens qui a bercé mon enfance, mis en scène par le Muppet Show.
Le blog sera plus calme comme à chaque période de Noel et ce retour aux sources (de l'innocence, de la bonne nourriture.
On achève 2007 dans la joie, après tout ce qui a été traversé. On regardera la Folie des Grandeurs, les DVD et tant d'autres choses.






Je n'en dis pas plus et je pars...

mercredi 19 décembre 2007

Que d'eau, que d'eau


Laure Manaudou en photo toute nue?
Cette phrase permettra de glaner quelques visites mais je m'interroge sur l'ampleur que prend la vie romantique de Laure. Je l'aime bien cette fille, elle a un charme indéniable et j'ai l'impression qu'elle est un peu la petite soeur de la France qui la soutient dans ses déboires. Comme si un nation entière était prête à aller casser la gueule à ce salaud de rital. On pourrait faire mieux: ZIDANE comme garde du corps!! Là, il ne la ramènerait pas le Luca.

Ca et Putin, homme de l'année chez Time, 2007 devient fou et fait bien de s'en aller. Gardons en mémoire qu'Hitler avait aussi été élu Man of the Year en son temps.


PS: allez, les photos nues de Laure Manaudou sont .

mardi 18 décembre 2007

La croisée du sommeil

Rouen. Il n'existe pas pire voleur qu'un film. Vous y perdez votre argent et pire encore, votre temps. "La Croisée des Mondes" est le responsable. Non seulement la boussole d'or a perdu le nord mais aussi l'histoire. Anémique, sans âme, sans émotion, avec tellement d'acteurs (Christopher Lee qui apparait 5 minutes) et une intrigue tellement touffue qu'à la fin, on se perd dans ce film où finalement, on se fout royalement de ce qui se passe. Le combat final est tellement mauvais qu'on ne se rend même pas compte que c'est le combat final et au moment où l'on dit qu'on s'ennuie vraiment, eh bien arrive la meilleure partie du film: le générique de fin.
Même pour Nicole et Daniel, on ne peut pas être indulgent.

lundi 17 décembre 2007

7 to go

"On va pas le taper tous les jours non plus, on va en faire un idiot", citation d'une mère de famille.
Tout est au ralenti aujourd'hui. C'est la dernière semaine et le froid a tout freiné.
Les voitures, la nature (il y a un lac à moitié gelé à l'entrée de Misery) et les cerveaux embrumés.
Mon escapade suédoise (à savoir chez IKEA) m'a montré qu'ils se diversifiaient. Leurs photos en cadres sont toujours aussi peu réussies et maintenant il y a du déo Ikea. J'ai aussi acheté une brosse à dos incurvée mais dont la brosse est si dure que l'espace d'un instant j'ai bien cru qu'il s'agissait d'une brosse pour les toilettes.
J'ai aussi découvert qu'un dieu nordique pouvait être transformé en tabouret.




Des nouvelles du monde?
- Un père vend Guitar Hero III qu'il avait acheté à son fils pour 9000 dollars sur ebay après avoir gaulé le fiston en train de fumer de l'herbe...

- Carla Bruni a un nouveau "copain" et elle a largué son ex après une visite à son nouveau "copain" au sujet du piratage. Dans le genre coup de foudre, notre esprit romantique peut s'enflammer.

- Ce matin, on a appris qu'un de nos élèves avait perdu sa mère d'un cancer. Il a 17 ans et vit tout seul maintenant dans une maison qu'il doit prendre en charge seul et que la famille louait. Après avoir obtenu son concours pour entrer dans la gendarmerie, il a appris en début d'année qu'un problème de différenciation de couleurs lui fermait la porte au nez. On n'a pas tous les mêmes chances dans la vie

dimanche 16 décembre 2007

Trois minutes surréalistes.



A la base une publicité pour la bière Miller Lite pour Noel. Je me pose toujours et encore la question sur comment les types font celà et j'espère que c'est autre choses que 20 copains devant interrupteurs qui se synchronisent.

samedi 15 décembre 2007

Un tour au resto

Rouen. Les brigades du kitsch. Tout est dit avec cela. C'est rue des bons enfants que se trouve l'auguste établissement où une fort jolie serveuse vient nous proposer la carte des menus dans un décor rouge et criard (sans être agressif) à souhait. La salle est tout en longeur et a un petit côté cantine communautariste qui ne détonne pas du thème.. Les toiles cirées à fleur, le fond sonore d'Eurythmics, une Marylin Warholienne et plein d'autres détails comme une moto en paille (oui , enfin je crois) donnent à l'endroit un petit cachet indéniable pour ce spinoff du restaurant Le Kitsch. Les plats sont originaux (la fondue de rumsteak était excellente) et les desserts comme la crème brûlée au chocolat ont cette petite touche qui sort de l'ordinaire. Les prix sont abordables et le tout constitue donc un parfait petit repas, même si, pour emmener votre doulce, c'est peut-être pas ce qu'il y a de mieux question intimité. Enfin, vue la faible luminosité de l'endroit, je ne suis plus si sur de ce que j'avance. Et c'est là où l'on se rend compte qu'être critique de restaurant n'est pas si évident que celà (mais ça doit faire grossir).
(C'est l'effet "Antiquité" sur mon portable qui retire toutes les couleurs mais qui permet de voir ce qu'on prend en photo quand le tout est assez sombre. Mais j'aimerais qu'on m'explique ce qu'est un effet "Antiquité").
PS: Le restaurant vient donc d'ouvrir et je n'ai pas trouvé son numéro de téléphone sur les pages jaunes mais il sert de 19h30 à 1 h.

vendredi 14 décembre 2007

Cocorico, le jour se lève...

Dernières paroles avant mon cancer et heureusement que dans quelques jours on ne pourra plus fumer dans les bars.
Ce matin, un coup de fil du CEI. Je vous passe 20 minutes de discussion pour tout simplement dire que je sais ce que je fais cet été. Je retourne à Melbourne, avec une petite promotion.
Là je concède que c'est le genre de coup de fils qui font plaisir.
Aujourd'hui je me suis fait plaisir et je vais pouvoir vous raconter dans les jours à venir les mérites de la LUMINOTHERAPIE. J'ai craqué pour cette lampe qui provoque un lever de soleil (fictif bien sur, enfin j'espère pour nos mais vampires..) et qui promet de belles journées sereines même après 4 heures de sommeil dues à une lourde défaite des Bengals. Le bruit de la mer est aussi en option, ce qui est plus agréable que les jingles de France Info. J'ai aussi un autre chatio réveil à poils dont le bouton "snooze" se trouve dans la cuisine et dans un paquet de croquettes. Et à côté de ce genre de réveil, France Info, c'est les quatre saisons de Vivaldi.

jeudi 13 décembre 2007

La pensée est un fleuve

Ne jamais se couper les ongles avant de manger une mandarin car l'épelage se transforme en écrasge, surtout quand on conduit.
La conduite est longue et ennuyeuse au petit matin. Ennuyeuse? Je dirais en fait qu'elle est une suite de rites, de souvenirs et d'émissions de radio dans le confort surchauffé de la Spider Mondeo.
La Spider Mondeo qui commence à rendre l'âme.
L'âme? L'âme de Noël est là quand je fais "Santa Claus is coming to town" de Sinatra. Les élèves sont réticents au début et sortent en chantant. Pourtant, l'équivalent du "Petit Papa Noël" américain est en fait bien plus sévère et présente le bonhomme coca comme un super agent des services secrets, malgré une orchestration jazzy et assez enlevée?
Morceaux choisis:

He's making a list,
and checking it twice [...]

He sees you when you're sleeping
He knows when you're awake

He knows if you've been bad or good

 Alors, gentil monsieur débonnaire ou ancien membre du KGB?

KGB? Oui alors, là je l'avoue, le fleuve s'arrête ici...


mercredi 12 décembre 2007

Ca faisait longtemps

Moi: Oui, Oxford est une grande université et se rivale c'est Cambridge et chaque année il y a une compétition entre eux. Vous savez ce que c'est?

L.: Oui, le marathon de New York!!

Moi: ...

mardi 11 décembre 2007

La honte

La honte, c'est ce moment. Ce moment où l'on veut s'enfuir. Celui auquel on repense avec des frissons au corps, qui vous fait crier pour que le souvenir s'en aille. On en rit, mais jamais tout de suite. Et ensuite la vie continue. Sauf que maintenant, le progrès est là. Sauf que maintenant le progrès nous empêche d'oublier. Le progrès grave à jamais ce moment que l'on souhaite oublier, enterrer. Et le progrès, en ce moment de "Web 3", c'est Youtube. Alors que chacun sent la solidarité et la compassion poindre en nous, c'est pourtant le rire qui, comme bien souvent, prévaut.

lundi 10 décembre 2007

Nausée

Je suis ému. Jamais je n'ai été aussi proche d'un dictateur et je suis honoré qu'il soit dans les environs de mon quotidien. L'expression "pays des droits de l'homme" est comme bien souvent en France quand on parle en termes gratifiants de ce pays (exemple:"la plus belle avenue du monde" pour les Champs-Elysées) il s'agit d'expressions franco-françaises. L'anglais en est un bon reflet. Et c'est fort logiquement que personne n'appelle la France "Pays des droits de l'homme". Voir Kadhafi se trimballer ainsi est à vomir. Savoir qu'il va aller chasser à Versailles, qu'il va aller sur la tombe de De Gaulle c'est indigne. Et entendre Fillon dire que c'est quand même lui qui a fait libérer les infirmières., là on touche le magnifique et le grandiose. Comme si on avait invité Human Bomb pour le remercier d'avoir libéré les enfants.
Rama Yade a le sens de la formule en tout cas mais hélas la France est devenu ce paillasson.

Lockerbie.

dimanche 9 décembre 2007

Petite annonce


Cette annonce m'a scotché. Outre que je ne suis pas convaincu que celà soit peut-être la meilleure équation offre/demande, c'est surtout le total manque d'info sur le produit car admettons le: "je vends un vynil", ça laisse de la place à l'imagination.
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vendredi 7 décembre 2007

Neuf minutes (merci Nelson)


DIE ART
envoyé par mozinor

Coup de fils

Finaref m'appelle pour me proposer une assurance hospitalisation! J'ai pris la carte FNAC il y a 5 ans pour m'acheter un magnétoscope (oui, le temps passe) et maintenant ils proposent une prévoyance hospitalisation? Où va le monde?
Où va le monde quand Rowenta nous propose des aspirateurs qui ne font pas peur aux chats car ultra silencieux. Je pense en fait que la blonde qui le passe sur le tapis n'a pas vu qu'elle ne l'avait pas branché. Où va le monde?
En ce moment j'ai une certaine haine en moi. Une fatigue revancharde, un voile qui s'est brisé. Je ne parle pas de mes colis Amazon en retard mais de plein de petites choses qui reviennent à moi. C'est la période surement. Alors pour chasser les mauvaises idées, on rentre dans les conseils de classe. Le nouveau système informatique fait qu'il y a des ratés et quand je me rends compte que je me suis planté de classe à une heure du conseil, il faut vite que je rentre les vraies notes (je ne vous raconte pas les fautes de frappe).
En attendant, facebook est toujours aussi drôle et le nombre d'amis ne cesse de grimper. J'ai du mal à tout analyser mais dès que c'est fait, je vous en fais part. (Je sais, quel suspens!).
Je finis donc pour un outil bien pratique pour ceux qui socialisent sur le web, le client web FLOCK qui est basé sur Firefox et qui est spécialisé dans les flux RSS et autres Flickr et Youtube...

mercredi 5 décembre 2007

Mes élèves sont des nazis! (et je suis Hitler?)

Il y a des choses bizarres dans ma salle. Je ne parle pas de mes élèves mais plutôt de certains de leurs bras qui se lèvent. Certains, dans leur enthousiasme et voulant être surs que je les vois se trémoussent sur leurs siège tendant leurs doigts comme pour m'indiquer que le plafond s'effondrer. Il y a les tous mous et il en est aussi qui tendent le bras (soutenu par l'autre, de bras). Et parfois, parfois, c'est aussi la main qui se tend avec le bras et j'entends alors comme des bruits de bottes.
J'arrête donc le cours et j'explique que tout comme on ne se balance pas sur une chaise, on n'interpelle pas son prof avec un salut hitlérien. Heil Fiddler?

lundi 3 décembre 2007

ploc ploc

Rouen. Misery.

Je sais que personne n'en parle car le Lycée Pro, tout le monde s'en fiche un peu (et pourtant si on a un toit sur nos têtes qui se casse pas trop la figure c'est grâce à eux) mais une grosse réforme est arrivée et des tonnes de postes sont menacés dont le mien accessoirement et l'ambiance est très morose au lycée, sauf pour les élèves qui eux sont assez intenables.
La classe est maintenant décorée, à ma manière alors qu'il n'y a rien chez moi, étrange paradoxe. On commence à voir des Pères Noel toutes les deux maisons et des décorations explosent sans aucune logique. Heureusement qu'ils n'ont pas inventé les horloges hurlantes.
En ce moment c'est un vrai déluge et je trouve ça injuste quand le ciel se déchaîne alors qu'il n'a pas fait chaud avant. D'ailleurs, c'est bien ce qu'on nous apprenait à l'école, non? Pff on n'apprend vraiment que des conneries. Comme par exemple que les croisades c'était cool ou que Charlemagne, il déchirait. C'est fou comme on apprend pour désapprendre en fait.
Quelle digression pour dire qu'il pleut néanmoins, nous en conviendrons tous.

samedi 1 décembre 2007

A Paris, ils marchent sur le ciel

Paris. J'ai toujours dit qu'on ne regardait pas assez le ciel quand on se promène. Et en levant la tête, on voit plus loin (mais risque de se prendre un vélo, je le concède). Cela donne aussi l'impression que les rues ne sont pas bondées près de Grands Magasins. Grande déception également, je n'ai pas vu un seul iphone, Paris c'est vraiment une petite capitale quand même.




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jeudi 29 novembre 2007

Bienvenue au Soudan

illian Gibbons, 54 ans, originaire de Liverpool, dans le nord de l'Angleterre, risque gros. Cette enseignante dans une école privée de Khartoum, la capitale du Soudan, est poursuivie par la justice soudanaise pour avoir laissé ses élèves âgés de six à sept ans donner le nom de Mahomet à un ours en peluche. Or toute représentation du Prophète est illicite en islam.

Arrêtée ce dimanche puis inculpée d'insulte à l'islam et sédition, elle pourrait écoper d'une peine de prison de six mois, quarante coups de fouet et une amende. L'article 125 du code pénal porte sur les insultes aux religions, aux rites et aux croyances, sur la dégradation de biens sacrés et l'humiliation des croyants.


Conduite ce jeudi à un tribunal de Khartoum, la Britannnique doit être jugée immédiatement ou le tribunal doit décider d'une date ultérieure pour que le procès ait lieu. Les journalistes ont été empêchés de s'approcher du fourgon cellulaire qui est entré dans l'enceinte du tribunal criminel de Khartoum-nord en attendant le début de l'audience.


mercredi 28 novembre 2007

Moi et ma grande g.........


The Moon in my Front Yard, originally uploaded by _Val W.

Rouen. Mon Saint-Aignan. Alors quand le prof a dit: qui veut faire le commentaire sur l'incident du Tonkin de 1964 et la réaction de Nixon, j'ai dit oui. J'aurais pas du. Je connais si peu le sujet que je n'ai pas reconnu le titre du bouquin indispensable pour la matière, bouquin que j'ai déjà. Dans la rubrique ça fait du bien au moral, une stagiaire est venue me voir dans mon cours. Que le temps asse. En tout cas, j'ai été touché par la grâce et elle en a même fait les exercices donnés aux élèves. J'aurais besoin d'elle pour mes inspections.
En attendant, cette belle photo de lune qui n'est pas de moi m'accompagne ce soir.
Sinon, mon côté geek bouge avec ce foutu iphone qui m'appelle...

mardi 27 novembre 2007

Sean Taylor

Un sportif qui meurt cela marque toujours les esprits. Je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs. Peut-être est-ce ce symbole de jeunesse et de toute puissance, le rêve qu'il nous donne, la joie ou la dérision qu'il provoque en nous On le voit toujours sur cette scène faite de vert, avec 21 autres acteurs, écrivant devant nous une histoire dont jamais nous ne connaissons la fin. Le sport c'est cette vie qui éclate, le sport, c'est un stade qui hurle devant les héros modernes, ceux qui écrivent les légendes d'aujourd'hui.
Sean Taylor avait 24 ans et il a été tué chez lui par un intrus. Il jouait au Washington Redskins après une glorieuse carrière pour l'Université de Miami. Comme toujours par le net, les phases sont fragmentées. Hier soir (heure française), il était hospitalisé. Ce matin, en état critique et cette après-midi, c'est la première nouvelle qui est apparue sur mon écran. Quelqu'un quelque part lit ces nouvelles et il en est l'infâme créateur. Sa fiancée et l'enfant qui avait changé sa vie bien perturbée étaient présent dans la maison
C'est une vie qui part, comme tant d'autres victimes d'un sort imbécile. Il faisait partie de mon quotidien, comme tous ces joueurs qui m'accompagnent, sur lesquels les fans ont un avis, sur lesquels les journalistes glosent. On disait de lui que c'était un gros frappeur, mais il avait du mal à respecter les consignes pour couvrir un joueur. Mais qu'il était vital pour cette défense, surtout contre les équipes physiques. Il aurait pu être utile contre... Mais maintenant c'est fini. La joie du stade s'est éteinte. Plus de plaquages, plus d'interceptions. Les lumières sont éteintes et le stade vide et sombre résonne de ces acclamations à jamais silencieuses, ne laissant que le vent sur l'herbe.








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lundi 26 novembre 2007

Fais ce book (jeu de mots)

Alors moi aussi, j'ai cédé à Facebook donc si vous voulez devenir mes amis, vous pouvez me contacter dessus ou m'envoyer un mail, ça sera marrant de voir tout celà et surtout que ce blog se retrouve transféré sur FB.
Sinon après quelques années d'en avoir marre de voir mes élèves se retourner, j'ai donc trouvé l'imparable réplique (pour l'instant).
J'ai pris le sac d'un élève que j'ai posé contre ses tibias et sur ses pieds. Je lui ai dit: s'il tombe, deux heures de colle.
Il ne s'est pas retourné du l'heure et il m'a dit à la fin que "celui-là, comme jeu il n'est pas drôle".

samedi 24 novembre 2007

Richard Ford et une question

Toujours à la recherche d'autographes je lui ai demandé d'écrire sur mon livre. Et la tradition veut qu'on pose une petite question. J'ai donc posé la question que personne dans l'amphi n'oserait poser. Je lui ai simplement demandé quelles étaient ces équipes de football préférées. Michigan State et les Packers. Au moins, il se rappellera de celle-là en France.

En attendant, une telle rencontre vous donne envie de faire tant de choses. Lire tous ses livres, écrire, être ailleurs. Au fait j'ai reçu ce matin un dossier de mes amis du Tennessee avec ce qu'il faut pour pouvoir enseigner dans cet état. Intéressant, non?
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Richard Ford et Rennes

Rennes. Cette ville est toujours pour moi une sorte de vision romantique. Ma ville natale, là où j'ai fait de l'anglais en CP pour la première à l'institut Franco-américain( quel signe du destin). J'y suis donc retourné hier voir Richard Ford, l'auteur de tout une oeuvre et donc une nous a donc intéressé car elle est au programme de l'agreg. Touours étonnant de voir l'homme derrière les mots. Toujours impressionnant de prendre la parole devant 80 candidats, poser une question et de voir l'auteur vous demander de lire le passage que vous venez de mentionner.
A la pause, c'est crêperie et bolée de cidre. Ensuite les gateaux bretons. Celà n'a duré que quelques heures mais quelques heures peuvent vous servir à plein de choses.





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jeudi 22 novembre 2007

Ca souffle

Rouen.Mont Saint Aignan.Rennes.
Faire les courses est toujours un excellent sujet de post. On se promène dans les rangs, on devise sur les livres et soudain on voit ça. Il ya quelques années, il y avait eu Scarlett qui était soi-disant déjà une suite. Mais maintenant on a la suite OFFICIELLE mesdames et messieurs! Le film a marqué mon adolescence, connaissant les répliques par coeur (et voulant faire une déclaration de mariage comme Rhett a pu le faire) ça fait toujours drôle de voir ce que l'on pourrait qualifier comme impi. Mais en y réfléchissant, on voit que les suites sont soi sur Scarlett, soi sur Rhett mais McCraig fait un livre dont les critiques sont assez bonnes en fait. Et surtout il exonère Rhett de la plupart des méfaits dont parlait Mitchell dans son livre.


Ce soir je pars pour ma ville natale, au coeur des manifs étudiantes pour passer un vendredi à écouter plein de gens que j'espère intéressants sur un colloque qui parle de l'auteur américain richard Ford (avec présence de l'auteur, qui doit bien se demander ce qui se passe en France...)
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mercredi 21 novembre 2007

Pensée

Rouen. Vous êtes pris dans cette grève, pris dans cette vie? eh bien voici quelques conseils de la chaîne NBC, au sujet de l'excellente série Life (petit bijou, comme on dit). Les autres conseils eh bien, il faut réussir à se les forger soi-mêmes.
On trouve des petits plaisirs partout comme quand des élèves lisent dans le texte que Hogwarts/Poudlard a1000 ans et qu'ils vous demandent:"après tout ce temps, elle existe encore?".
Aujourd'hui les buralistes ont protesté et parfois je me demande si ça ne fait pas partie de leur faculté première et souhaite tout simplement ne pas appliquer la loi sur le tabac. Le mot avantage acquis n'a pas été prononcé mais y était presque.
Et demain, c'est Thanksgiving. Les grâces seront dites, on se retrouve auprès de ceux que l'on aime. Grande ou petite, à vous de choisir.

lundi 19 novembre 2007

2 jours et demi

C'est ce à quoi on a droit quand un de ses proches meurt. Quand il meurt à 35 ans d'une rupture d'anévrisme (sinistre chanson à l'air trop connu), quand il laisse des enfants derrière lui, quand il se baisse pour prendre des clés. Il y a une drôle d'ambiance ce matin.
C'est coup de fil à 2 heures six du matin qui lui a appris celà.
Evidemment, celà nous renvoie à nous. A ce que nous sommes. Je me dis que si on me trouvait, qui appellerait-on?
Quand je me retrouve devant la feuille blanche pour lui écrire un mot, rien ne vient. Et on réalise que de toute façon il y a des moments d'une telle force, d'une telle vérité, que les mots ne peuvent rien, qu'on devrait juste les transformer en pensée. Malheureusement, celles-ci ne sont pas matériels et c'est la trivialité de l'encre qui apparaît donc.

Cycle de la vie, une de mes collègues vient de rentrer et nous annonce qu'elle attend un deuxième enfant (elle a un an de moins que moi). Robert Frost avait raison au sujet de la vie: "In three words I can sum up everything I've learned about life: it goes on"

dimanche 18 novembre 2007

Glou glou


Les japonais repartent à à la chasse scientifique à la baleine et devrait en tuer un millier. Il y a plein de bonnes nouvelles ce matin. Le truc le plus drôle c'est que quand on dit "expédition scientifique", je pense plutôt à la Calypso et pas à ce navire abominable.
Je sais que c'est facile de dire ça quand on est amateur de Sushi comme moi et que donc je participe à la disparition du Thon rouge de manière aussi massive. Incidemment, j'en ai mangé hier soir. Il y avait 13 euros de différence entre ce que j'ai pris sur Rouen (19) et la même composition mangée à Melbourne (6).
Néanmoins, voilà ce qu ej'aimerais pour ces personnes, dans un monde parfait:

samedi 17 novembre 2007

vendredi 16 novembre 2007

Après on s'étonne que le matériel soit en panne

Le vent sur l'eau


Quelle longue route sous cette belle lune. Derrière lui, alors qu'il regardait les collines, il sentait encore l'odeur du jour qui venait de s'enfuir pour se reposer un peu. Devant lui, la masse noire et tranquille de l'océan semblait danser avec le ciel. La lune paresseuse se reflétait sur l'eau troublée.
Il était là et attendait. Le navire devait venir et l'emmener au loin. Où précisément, il ne le savait pas mais c'était ce qui l'attirait.
Ce navire passait bien peu sur les côtes et il n'en avait appris l'existence que par le plus grand des hasards. Mais, avec son sac pour seul compagnon, il savait que la destination de ce navire valait ces heures d’attente.

Alors qu'il s'approchait d'une auberge chaleureuse, son pied avait heurté une masse claire. Il s était baissé et avait vu que c'était un message roulé et tenu par un lacet en cuir. Il avait cherché qui pouvait l'avoir laissé tomber mais après n'avoir vu âme qui vive, il avait décidé de lire son contenu. Qui était le destinataire de cette étrange missive, et plus important, qui l'avait écrite?

Elle était rédigée dans une langue que lui seul semblait pouvoir comprendre. Elle parlait de belles et riches terres lointaines, de découvertes fabuleuses écrites d'une plume enchanteresse.

Il avait lu et relu ce message, dans l'ombre de lune de cette auberge où tant étaient passés sans voir ce parchemin, cette carte au trésor que tant cherchaient mais que si peu trouvaient. Il parlait aussi de ce bateau qui pourrait l'emmener au-delà des mers, sur ces îles fabuleuses que chacun veut atteindre. Un homme était sorti et l’avait vu en train de lire. Il avait voulu cacher le message mais l’homme l’avait déjà remarqué. Il se mit à rire en lui disant que ce message était pour les sots. Personne ne pouvait comprendre ce qui y était écrit que seuls les poètes et les déments y voyaient quelque folie.

Il était plus poète que fou et avait souri à cet étrange homme qui venait de sortir de sa vie aussi vite qu’il en était rentré. Bien sur que ce message parlait de paradis perdus, bien sur que le voyage était risqué mais qu’était-ce qu’une traversée pour vivre ce que l’on a toujours voulu ? Et surtout, il comprenait chacun des mots, comme si ces mots l’avaient attendu pour vivre leur propre vie et danser dans son esprit.

Le cœur léger et pensant à ces terres, il s’en était allé, le message dans sa poche.

La nuit suivante, comme attiré par quelque idée, il était revenu près de cette auberge d’où sortaient des chants et des éclats de rire étouffés qui s’échappaient dans la nuit.

Il avait vu un nouveau message à terre. Cette fois-ci il n’avait pas réfléchi pas et l’avait lu d’une traite après s’être jeté dessus. Encore une fois, son esprit avait été transporté vers ces terres riches et luxuriantes, de nouveau ces récits de voyageur l’avaient rendu jaloux des oiseaux. Ivre de l’avoir lu trop vite, il avait recommencé au premier mot.

Il avait lu et relu l’histoire de ce navire. Grâce à lui, il allait pouvoir rejoindre ces terres, quitter ce qu’il avait et tout recommencer. Le navire passerait dans deux nuits sur ces côtes, si près et si loin à la fois. Deux nuits pendant lesquelles il avait rêvé à son nouveau monde à cette vie belle de promesses, vide de malheur et pleine de tant de joie.

Il tenait encore le second message à la main quand la lune commença sa lente course dans l’océan. Il fixait l’horizon noir et ces yeux voyaient mille formes que son imagination inventait sur cet océan.

Le froid s’emparait de lui alors que les vagues impassibles de régularité ne lui amenaient rien, emportant à chaque reflux ses illusions et rêves d’horizon lointain. Qu’étaient donc ces mots perfides ? Qui les avait écrits et quel poison lui avait fait croire en eux. Jamais un navire ne viendrait, jamais LE navire ne jetterait l’ancre pour lui. Etait-il foi ou poète ? il ne savait plus.

Dans le ciel un oiseau de nuit, comme dérangé par sa présence se mit à crier. Il se sourit à lui-même et regarda naïvement les deux parchemins. Son sourire se figea.

Il avait voyagé. Il avait été dans ces pays par la force de ses mots. L’espace d’une lecture il avait cru. Il avait cru en eux, il avait cru que tout était possible.

Il frissonna. La nuit était froide et immense et le navire ne passerait pas. Il fit demi-tour et jeta les deux parchemins dans un fossé. Puis, presque aussitôt, il se ravisa et les reprit. Ces mots n’étaient que mensonge mais ils ne blesseraient que celui qui les croirait trop. Il avait voyagé et c’était là l’important. Et s’il avait mal, c’était de n’être pas parti. Mais d’autres navires viendraient et il quitterait ce Pays car en plus d’être fou et poète, il était aussi voyageur.

Il roula précieusement les deux messages avec un lacet de cuir et posa le premier devant la porte de l’auberge. Il attendit un peu dans l’ombre et vit un passant s’arrêter, se baisser et après avoir regardé qui pouvait l’avoir laissé tomber. Après ne pas avoir vu âme qui vive, il commença à le lire, captivé par ces mots faits de bonheur.

Demain, il déposerait le second.

mercredi 14 novembre 2007

Tchou tchou

J'ai eu pas mal d'échos sur Runaway Train alors voici le clip:



Bien sur, n'y voyez aucune allusion aux grèves...

mardi 13 novembre 2007

Vocabulaire

"L'autre, il m'a encouillé" est une phrase fort poétique d'une de mes élèves aujourd'hui.
Il existe d'autres bien étranges et qui prêtent à sourire aujourd'hui aux informations.
La première est : "un témoin de moralité d'Yvan Colonna"
La deuxième: "un ferrailleur malhonnête"
La troisième: "on est pris en otage!"

Cette dernière phrase fait partie des clichés mais ça serait marrant si les cheminots prenaient vraiment en otages les usagers. Imaginons: on prend le train et en pleine campagne, le contrôleur l'arrête et tirant dans le plafond pour terroriser les passagers (surtout les premières classes). Des types en cagoules déboulent dans les wagons et bloquent le convoi. Armés, les types nous disent donc qu'ils attendent que leurs revendications soient acceptées et qu'ils abattront un passager par heure.
Là, je pense que même le service minimum ne sera plus jamais mentionné.

lundi 12 novembre 2007

Chaque jour, le français est assassiné...

"T'es allée au coiffeur?"
"Non, c'est moi qui me l'ai fait toute seule"

Le lundi tout bouge plus lentement, mais aujourd'hui, il fait beau.

Mais quand j'apprends que Bono a écrit pour le nouvel album de Johnny Halliday, le monde passe plus vite.

dimanche 11 novembre 2007

Paroles d'un jour qui disparaît

A quoi bon leur raconter la vie du front ?

Ils ne peuvent pas comprendre

Alors, bien vite, on reprend le train

Pour retrouver les copains, ceux de l'avant

Quand ils ne sont pas morts entre-temps, dans les lignes

samedi 10 novembre 2007

Irlande

Etre allé deux fois enAustralie et aucune en Irlande, eh bien voici une petite anomalie bientôt réparé, en février. Au moins, on sera sur d'avoir du gris. Gris comme mon chat, gris comme le ciel rouennais. Grey is the colour!
En attendant, tout flotte et coule. Retour dans ma ville natale pour aller à la fac, j'ai juste à blinder mes cours et ainsi tout ira pour le mieux.

Parlons ciné, ça fait longtemps.
On attend avec impatience le Beowulf (où Angelina Jolie est nue, mais en image animée!!) tout en animation, donc.
On ira faire un tour du côté de Cronenberg avec Les promesses de l'Ombre, qui est je trouve un super titre de film. Et bien sur, La Croisée des mondes qui semble être un appel à l'imaginaire assez fabuleux. Bien sur, il faudra voir le rendu final, car après tout, Narnia semblait super, non? (à ce propos, on attend toujours les suites tant annoncées..). Je ne vous parlerais pas de Stardust qui est une bien étrange adaptation du chef d'oeuvre de Gaiman. Tristement.

Ca me fait toujours sourire quand j'écris ce genre de choses. L'espace d'un instant, j'ai l'impression d'être le critique dans sa maison au bord la mer à L.A., qui fait et défait les oeuvres au moindre de ses mots.
En attendant, la vaisselle m'attend...

jeudi 8 novembre 2007

A la grève!

A la grève!

Je ne parle pas de celle des étudiants, par que franchement, à force de toujours dire non, on sait même plus ce uqi est proposé et quand on voit l'état des facs en France et "le taux d'échec en première année" c'est pas un peu aussi car à force de dire que tout le mond epeut avoir le bac, on en paye les pots cassés.
Je parle de la grève des scénaristes qui font que THE OFFICE est en hiatus car tous les acteurs sont un peu scénaristes..Mais Steve Carell le grand a décidé de les rejoindre et ça, j'aime.


La vidéo sera dur à comprendre pour beaucoup mais j'adore la fin:" les avocats de la compagnie devraient écrire les scripts car ils ont de la créativité à revendre pour ce qui est de se faire
de l'argent." En gros.

Ce matin: violente altercation avec un élève au sujet d'un portable, un autre me demande "Monsieur! Einstein, ça veut dire quoi?". Bref, la routine...

mercredi 7 novembre 2007

Roulement

On retourne donc dans le grand bain après de bien belles vacances qui m'ont semblé durer quelques années. Je voyais la pub Nespresso avec George "le bourreau des coeurs" Clooney et je me disais qu'il est physiquement à des lieux de Michael Clayton. Mince, ultra maquillé mais avec ce style inimitable, reconnaissons-le.
Les dissertations, les commentaires tombent à nouveau et je sens que je vais donc une nouvelle entrer dans le tunnel non pas de l'hiver, mais en plus du triturage de texte.En attendant, on remet la tenue et on se prépare pour la piste des clowns...

lundi 5 novembre 2007

Christine Lagarde est-elle conne?

Dans un entretien au JDD notre ministre a déclaré que si les français trouvent l’essence trop chère, ils n’ont qu’à utiliser leurs vélos, faire appel au covoiturage, ou encore utiliser les transports publics. Quand on a pas de pétrole, on doit avoir des idées, a ajouté la ministre.



C'est que j'appelle prendre les gens pour des cons (des veaux?) mais je pense que ça en dit plus sur celle qui prononce ces mots que sur ceux qu'elle vise. C'est beau d'être à la botte des lobbies pétroliers.

C'est beau ces ministres qui savent communiquer et parler au le Peuple. Pardon, insulter le Peuple.


Eh bien ma bonne dame...


Je vois leurs nuques. Ils regardent à droite, leurs pieds ou les produits dans leurs mains. Devant moi, une mère tente de calmer son fils (qui ne s'appelle pas Kevin, mais Erwan. Surprenant...)
Un magazine avec Teri Hatcher dit qu'elle n'a pas trouvé son Superman. Vibrant hommage à tous ceux qui, comme moi, soupiraient devant la belle Teri dans "Lois et Clark".
La queue n'avance pas. Elle piétine. Elle est comme un serpent qui commence à s'enrouler sur elle-même. On se pose donc les questions, encore à perdre du temps de sa vie dans cette attente inutile, ce gâchis de vitalité et ce triomphe de l'énervement....

La scène se passe donc au Leclerc du centre Saint-Sever à Rouen, qui semble donc être en partenariat avec La Poste dans la gestion de ses clients.
Il y a toujours deux fois trop de caisses, à savoir qu'une sur deux est vide et après quelques travaux, les caisses automatiques sont arrivés. Et c'est donc là qu'ils vont avoir besoin d'un plus gros bateau. Les caisses automatiques, en tant que client je suis pour et j'ai alors réalisé un truc. L'être humain met du temps à s'adapter.
La caisse où j'étais était l'ancienne caisse rapide et était donc submergée de petites dames avec leur jambon, avec un pneu ou une cafetière. Et toutes ses personnes payent donc en liquide. Donc, quand on a plein de courses vitales comme moi, on ne passe pas aux caisses automatiques, on se retrouve avec ces personnes qui sont un peu effrayés par l'informatique et/ou ne payent pas en carte. Je pense que Mr Leclerc va devoir sensibiliser..

Sinon Kamelottum de returnum est. Ca ne veut rien dire, mais ce soir, on replonge dans la table ronde...Ca sera différent de mon expérience d'hier soir. Après une autre humiliation sportive, j'ai relu (il n'y a pas de rapport entre les deux, je vous assure) Maus. Et Vladek Spiegelman m'a arraché des larmes, encore.

dimanche 4 novembre 2007

Putain, c'était bien quand même!!

J'ai regardé Dorothée chez Drucker. Et les chansons, les images, l'ambiance sont revenus. Je me suis surpris à chanter des paroles qui étaient à jamais oubliées en moi.
Les après midi sans fin, les courses dans le jardin, les Cités d'Or, les copains qui étaient ceux que je verrais toute ma vie.
Cette époque où il n'y a pas d'avenir, où l'on se mettait à l'arrière dans la voiture, où on ne pouvait pas regarder la télé après le journal sauf le mardi.
Cette époque où il y avait le dessin animé à 19h55, où l'on ouvrait les paquets Panini en sentant l'odeur de la colle de ces autocollants.
Tout était à constuire et une fois que tout fut construit, on en a oublié les fondations.

vendredi 2 novembre 2007

Pendant que vous bronzez

Cette affaire Zoé est quand même bien étrange mais elle est rassurante sur un point. Soyons franc, quand il y a un problème de justice avec un pays africain, on dit tout simplement "qu'est-ce qu'ils sont en train de faire encore". Cela a fait pareil quand en Corée on accuse les époux Courjault (orthographe approximative), la première réaction est de dire: "congeler des bébés? qu'est-ce qu'ils inventent?".
Ma petite marotte de séries télé va tourner court. La grève des scénaristes a été votée et c'est panique à bord!
Halloween est passé et ça et là, on peut voir des assurances, des lavomatiques décorés alors que très clairement et heureusement les publicitaires n'ont pas réussi à l'implanter ici. Tout ça a un petit goût bien décalé, mais le décalage est à la mode en ce moment.
Le décalage, c'est aussi les journaux qui semblent avoir découvert un phénomène qui s'appelle Facebook. Le web prend décidément un pas d'avance sur les media traditionnels.

En attendant dimanche, profitons de ces quelques heures...

jeudi 1 novembre 2007

Rouen la foire

Etranges rencontres nocturnes d'explorateurs et de foire, croisée des époques sur une rivière. On se réveillee et ça parle de grèves, et j'avoue être plus inquiété par celle des scénaristes (qui n'affectera pas Prison Break, c'est sur!) que celles classiques du mois de novembre.
Hier j'ai donc reçu ma première note en bien des années. Intéressant de voir tous ces profs redevenus étudiants et surtout avec les mêmes critiques que celles qu'ils peuvent faire à leurs élèves. Nous avons donc attendu, prenant chaque remarque pour nous, se disant donc donc que nous sommes nuls et que ça va être long, très long. Le souffle est court, on se dit que tout va être à reprendre. Et la note tombe.
On lit sa copie, la relit, on est fier des bonnes annotations, on regrette les mauvaises. Il faudra que j'en parle à mes élèves à l'occasion.
Ma note? 10




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mardi 30 octobre 2007

Young Fiddler

Demain, je vais recevoir ma première note depuis bien des années. On va savoir ce que je vaux. Pas grand-chose, mais un peu plus quand même, j'espère.
Hallloween approche et j'ai envoyé mon colis à mes amis américains après 20 minutes d'attente à la poste. Pour Halloween, Time a fait un palmarès des plus grands films d'horreur et c'est une belle surprise de voir BAMBI aussi bien classé ainsi que l'arrivée d'un train en gare de la Ciotat. C'est ce que j'appelle un classement intelligent car TOUT LE MONDE se rappelle de la mort de la maman de Bambi, n'est-ce pas?
Côté série télé, je ne peux que signaler l'extrême qualité du poétique Pushing Daisies qui mélange avec bonheur une photo et une narration hors-pair.
Quoi d'autre dans notre vie? Eh bien on a du bleu dans le ciel et ça fait du bien. C'est donc là où je me rends compte que je parle beaucoup météo. Je ne suis pourtant pas coincé avec vous dans un ascenseur où le silence devient aussi pesant que la gêne et où votre co détenu de quelques étages vous dit tout simplement: "ah, il fait froid maintenant".

samedi 27 octobre 2007

Jack is back, (and not in black..)



CTU n'existe plus. Etonnant, non?

Je vous demande de vous arrêter

Depuis que j'ai changé d'appartement, je ne suis plus chez ces usuriers de France Telecom même si j'ai un numéro chez eux pour la fameuse ouverture de ligne à 55 euros.
Il n'empêche que j'ai du avoir 5 coups de fil sur 30 qui m'étaient destinés. Il ne se passe pas une semaine sans que le téléphone ne sonne pour un faux numéro. Ce matin, monsieur Rodin (rodat?) Gilles. La semaine dernière:
Allô, c'est Catherine? Non, ce n'est pas Catherine.
Vous êtes sur? Oui Madame...

J'ai même eu un message de 3 minutes sur le répondeur où quelqu'un dit: ah, elle n'est pas là, et ne raccroche pas.

La technologie rapproche les gens.

jeudi 25 octobre 2007

Vacances!

A midi jeudi , j'étais donc libre pour la Toussaint. C'est un joli ciel gris qui m'a ramené sur Rouen où la foire dresse ses couleurs. Que faire pendant ces dix jours? Tant de choses c'est sur.
En tout cas, mercredi prochain, ma terrible dissertation me sera rendue. Je ne sais plus depuis combien de temps je n'ai pas reçu de copies. Je me remets dans la peau d'un élève avec une effrayante rapidité.
Bon parlosn d'autre chose. Je n'aime pas CSI mais hier le CSI NY a diffusé un épisode avec un tueur sur Second LIFE. L'épisode était très plaisant et surtout montrait l'ambiance du seul programme (car ce n'est pas un jeu) qui m'attire. On est dans le Cyberpunk, on est dans Strange Days avec ça on est dans ce que totu fan d'anticipation. Cela montre aussi à quel point les scénaristes de télé sont réactifs. On avait eu South Park et World of Warcraft, on a eu CSI.
C'est sur, je connais quelques personnes qui lisent ce blog qui ne doivent savoir ce qu'est Second Life, sachez que Dwight a aussi un avatar Second Life où il est aussi un vendeur de papier et son monde est Second SECOND Life. D'accord, j'aime ces argumentations qui ne veulent rien dire et qui n'éclairent pas du tout mon propos!
Parti de rien, on peut tout faire (virtuellement, bien sur..). Quand l'air est gris, la déprime guettant, le geek derrière ses lunettes peut donc s'évader. Et c'est pour ça que je n'y vais pas: cette évasion prend du temps, bien trop de temps. Et je préfère lire un livre : on ne s'énerve pas après un livre car la batterie va lâcher ou que les pages mettent trop de temps à se tourner. Mais dès que je gagne au loto, j'y vais!


CSI : New York



Second Life Introduction

mercredi 24 octobre 2007

Le froid

La lumière se retire, peu à peu. Elle nous abandonne, partant à l'autre bout de la terre et c'est le froid qui prend le relais. Il est partout. Il s'accroche à vous et ne veut pas partir. Il guette notre peau et son allié le métal nous contamine tout aussi facile. On grelotte, on le fuit, mais il nous poursuit, ne renonçant à sa chasse que bien trop tard, nous faisant frissonner, nos pauvres vêtements impuissants ne pouvant nous conforter, pour l'instant.
Où que l'on regarde en ces petits matins, on voit son oeuvre nocturne.
La nuit est là, elle va s'inviter. A nous de résister..

lundi 22 octobre 2007

Guess

Scène de cours étrange. Une classe avec qui j'ai de bons rapports, remuante mais avec de la capacité s'est retrouvé avec cinq élèves qui n'avaient pas faire leur boulot. J'ai élevé la voix du fond de la classe pour dire que je n'étais pas content. "Aie" ai-je entendu. Je passe mon savon et un élève lève la main, non concerné car absent la dernière fois. Il m'a demandé une feuille. Un autre lui dit alors "là, tu casses l'ambiance". Comme si mes engueulades, ils les aimaient bien en fait. Comme s'ils avaient compris que j'avais raison de gueuler. J'y ai pensé toute l'heure.

Peu de temps avant, l'élève débile de l'année, qui l'ouvre tout le temps et qui se plaint toujours est exclu de mon cours. Son bras cassé l'empêche d'écrire, soi-disant, mais pas d'écrire sur les feuilles de ses copains.. Il est sorti en disant que je l'avais insulté en le traitant de "Caliméro"...

Enfin ce matin était le premier jour froid de l'année. La chaleur des classes (pour une fois) me rappelait ce froid de Noel. Car quand on a froid avant le 25 décembre, on est heureux. Quand a froid après, on déprime.

dimanche 21 octobre 2007

Dimanche soir

Alors que je rends mon tablier de fan des Bengals le week end s'achève donc avec les premiers goûts de l'automne. Les couleurs sont tranchées, il fait froid et le rouge se bat avec le bleu. A l'intérieur de la chaude maison, les rayons ras du soleil montre la poussière en suspension et nous invite sournoisement à sortir afin d'être mordu par le froid.

Un autre voyage s'est achevé et c'est toujours un lieu privilégié pour parler.
Le coût des prostituées que l'on trouve le long de la route, comment avoir des enveloppes au format US, la grande distribution, Marcilly la Campagne sont autant de sujets qui furent abordés
on the road.

Ce soir est le premier soir où il fait plus que frais dans mon appartement et par un étrange réflexe, j'en ai fait des crêpes. L'hiver approche donc, ainsi que les vacances et l'heure de saison. En attendant j'ai une jolie version de Virginia Woolfe à rendre mercredi, au cas où je menaçais de m'ennuyer.
Une nouvelle semaine. La roue tourne encore...

Coming out

"I always thought of Dumbledore as gay"

Eh oui, Albus est donc homo d'après son auteur et c'est intéressant de noter que c'est APRES que tout soit fini qu'elle révèle ce secret. A voir le nombre de titres sur netvibes qui apparaissent à ce sujet là, c'est qu'il ne se passe pas grand chose dans le monde en ce dimanche matin. Dans mon monde en tout cas.

vendredi 19 octobre 2007

Waiting

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Brad, avant George.

Jesse James va mieux.
Hier soir, dans un UGC Saint-Sever vide que "L'assassinat de Jesse James par le lâche Bob Ford" est entré dans mon souvenir d'amateur de films. Eh bien, on va le mettre juste à côté de "Impitoyable". Ce film est beau et puissant. L'écriture est admirable, complexe et profonde. Les acteurs sont impeccables et la mise en scène, simple, crue et nostalgique est impeccable. Et quelle histoire, quels dialogues, quel Brad Pitt.
Il y a cette nostalgie, ce non-dit qui ne peuvent que me plaire.

Mardi: George et Michael Clayton

jeudi 18 octobre 2007

Non, rien de rien...

Le froid est là.
Un petit tour au ciné ce soir, un départ au loin, bref on se met dans le mode qui convient.
Si je n'ai pas beaucoup posté cette semaine c'est que je pose aussi sur mon autre blog et donc le temps n'est pas extensible. Je me suis aussi libéré de quelques obligations. Quand la passion devient gênante eh bien on coupe.

La France et sa manie de cacher les informations pas de nuage radioactif, pas de divorce...UPDATE: 13h27 c'est officiel.
Cecilia part donc. Je la trouve quand même bien énigmatique cette personne. Je dirais même que je l'admire un peu car elle sait ce qu'elle veut et ne veut pas, même si on lui offre le meilleur job de France...

Un élève pendant un contrôle:

"-Monsieur, on répond aux questions?
-Oui, c'est le principe..."

A suivre..(et je vous laisse avec un peu d'allemand. Quelle jolie langue...)



et surtout avec la vraie vidéo de ce phénomène effrayant:



(et on remarquera qu'un clavier c'est solide...)

lundi 15 octobre 2007

Et là, on ne rit plus.

8h15 ce matin. Comme tous les lundis, le sommeil embrume encore l'esprit. Je pense dans les rangs pour vérifier le travail à faire pour le lundi. Les élèves discutent au fond, quelques rires que je sanctionne de mon regard. Tout est normal quand soudain, un cri qui n'en est pas vraiment un. "MONSIEUR!!". Je me retourne, Anais et Marjorie (noms modifiés) qui discutent toujours au fond m'appelle. Je ne comprends pas. Je capte un mouvement que je n'analyse pas encore. Etienne, juste devant elle, commence à se casser la figure sur sa chaise. Mais mon cerveau me dit: il ne tombe pas NORMALEMENT. Et là tout va très vite. Les chaises bougent, le stables bougent, tout le monde se recule. Etienne est pris de spasmes. Son corps se raidit, tremble comme si quelque chose voulait sortir de lui. Je vais vers lui, je ne sais pas quoi faire. C'est de l'épilepsie, oui c'est de l'épilepsie, OUI ET ALORS ON FAIT COMMENT!
Son corps est lourd, il ne cesse de trembler frénétiquement. Je tiens sa tête, je lui parle. Les élèves ne comprennent pas, puis ils réalisent. J'en oublie leur noms. Je dis au premier d'aller chercher les surveillants, j'en envoie un autre chercher le CPE, puis un autre l'infirmière (qui n'est pas là) et il est toujours là. Le silence se fait. Il n'y a que ses râles. Puis ils se font plus forts, bien plus forts et une tâche rouge sort de son nez. Des élèves se sentent mal, rient de nervosité. Je leur dis de sortir et au même moment, Michel vient m'aider. Je ne comprends pas trop mais sur le coup de je ne dis rien. Je me rappelle qu'il est pompier volontaire. Il écarte les tables et me demande s'il veut que je l'aide. Il parle. Il ne répond que par des râles. Et il se passe alors quelque chose d'effrayant pour tout le monde. Dans un râle plus fort, il tente de se lever. il balaie le sol de ses bras et étale alors tout le sang qui macule son pull blanc. Il se relève. J'essaye de l'en empêcher mais comment faire? Quelle va être sa réaction? QUELLE VA ETRE SA REACTION? ET MOI, IL NE FAUT RIEN MONTRER,ILS SONT TOUS PANIQUES.
Je le sers plus fort mais il a le temps de s'affaler sur une table, son sang éclaboussant un cahier. Il ne parle pas, il mugit. Je finis de faire écarter les tables. Dehors on court. Les adultes rentrent dans la pièce. Michel propose son portable pour appeler les pompiers. Ils vont mettre dix minutes. Dix minutes pendant lesquelles le corps d'Etienne ne va cesser de se réveiller par secousses pour se rendormir aussitôt. Des élèves pleurent, la classe est un champ de bataille. Je le tiens. Je le tiens. Je le tiens car je ne sais rien faire d'autre.
Enfin ils arrivent. Michel leur donne des infos, moi aussi mais ils sont déjà à l'oeuvre et ne nous écoutent pas. Etienne est un élève tout gentil, consciencieux. Ils me demandent s'il fume. Je réponds que ce n'est pas le profil.
Ils lui parlent fort, sans trop de ménagement presque, lui disant de se calmer. J'admire leur savoir. Le brancard arrive. Le bâtiment bouge, ils ont vu le camion. Je sors un peu et tous les élèves sont là, attendent. En tombant, Etienne s'est heurté la tête contre la table des filles puis contre le sol, d'où le sang. Les pompiers me disent qu'il ne faut pas stimuler (parler etc..) à quelqu'un qui fait une crise, sinon ça peut en provoquer d'autres. Il faut juste tenir la tête pour que la victime ne se fasse pas de mal supplémentaire.
Bientôt il part,les élèves refusent de rentrer en cours. Je leur dis d'aller chercher leurs sacs. certains refusent d'entrer, d'autres évitent la tâche. Les yeux sont rougis. Je leur dis juste d'être gentils avec Etienne quand il reviendra. Ils partent.
Je ferme la porte de la classe. Elle n'en a plus que le nom. Dehors, l'air est frais.

samedi 13 octobre 2007

C'est combien, là, le score?



Innocente question sur la place de la mairie à Rouen. C'est avec ma charmante tortionnaire canadienne de badmington que je me suis donc rendu à cette demi-finale. C'est alors que je me suis rendu compte que parler en anglais avec elle faisait tourner quelques têtes et déclenchait des chants de "Allez les Bleus qui se transformaient en rire quand je leur disais que j'étais français et elle canadienne.. . D'ailleurs, on s'est dit qu'il valait mieux parler français en cas de défaite. Ensuite, séance d'explication des règles et là, c'est une épreuve d'agreg à elle toute seule. "Mais y a pas d'actions, ils ne font que taper dans la balle". L'ambiance était belle mais on regrettera que le foot et ses sales manières se sont donc invités dans l'ovalie (à lire avec un accent du Sud Ouest). Puis le retour fut un peu plus long et moins riant mais là aussi, la joie de tous avoir été réunis a pris le pas. La phrase qui a le plus retenu mon attention, c'est celle d'un djeunz qui a crié "c'est fini, je vais plus en anglais"
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Là, je dis respect!!



Sinon, on parle de plus en plus en plus d'une annonce officielle de rupture de Nicolas Sarkozy et sa "chair est tendre"" (pour reprendre une traduction d'élèves). Est-ce que vous pensez qu'il va aller sur Meetic? Si c'est le cas on n'en parlera pas car:

Cécilia est à Genève depuis quelques jours, comme l’a fait savoir La Tribune de Genève le 11 octobre. La presse française a attendu que l’information soit donnée par le journal suisse pour en parler à son tour...

Voici le dernier paragraphe de cet article, qui se passe de commentaires :

« Les ennuis de couple du président français ne sont plus du domaine de la sphère privée. Pourtant, la presse française ne sait toujours pas comment les aborder. Une question d’éthique ? Pas seulement. Les patrons de presse sont tous amis avec le président. Tant que l’info n’est pas officielle, elle n’existe pas.

vendredi 12 octobre 2007

J'aime pas Ryan...


et pauvre Dwight. Après cet intermède de The Office, parlons de la grande conjonction.
Mon Creative, mon téléphone portable et mon PC sont tombés en panne de batterie en même temps. Les rires fusaient dans le ciel. Alors que je prépare ma sortie Rugby avec mon bourreau de Badmington (expliquer les règles du rugby en anglais devrait être assez folklorique), je tombe sur la une de Paris Match et Sébastien Chabal. Le rugby a trouvé sa star. Look impeccable, physique de philosophe, quelle meilleure trouvaille que cette personne qui INCARNE le rugby. Il vient de gommer tous les calendriers qui rendaient artificiellement populaire ce sport. C'est du terrain qu'il vient pas du papier glacé et on aura besoin de lui (et des autres surtout) samedi soir.
En attendant, alors qu'on s'enflamme, nos voisins allemands, espagnols et autres n'ont que faire de ce sport. Small World...


PS: aujourd'hui, j'ai failli...

mercredi 10 octobre 2007

Jack Bauer sous les verrous

Alors que Kiefer Sutherland va passer quelques jours en prison, on en entend des terribles: "Charles" et "Constance " et sont des prénoms de péteux, Harry Potter devient "le truc à lunettes". En tout cas ma dissertation est finie. Sept pages enfantées dans la douleur et qui ont eu un sacré effet sur ma production aujourd'hui. Heureusement je ne suis pas celui qui a parlé de la "cultivation". Mes erreurs sont très nombreuses mais plus discrètes. Il ne se passe pas grand chose en ce moment si ce n'est que je continue la radio, l'iufm, mes allers retours à Misery et ailleurs...
Les retrouvailles avec les amis se précisent, bref le jour est doux et beau.

Ce matin, des feuilles se sont échouées sur le sol, prisonnières de quelques flaques d'eau. Le vent était frais, le ciel bleu de ce climat d'automne qui me rappelle des jours enchantés, au-delà de l'océan. Je suis hanté par ces automnes, ces odeurs, ces bruits et ces couleurs...

mardi 9 octobre 2007

Quoi, il est pédé?

Oui, je sais que ce genre de titre peut surprendre, mais il s'agit d'une de mes élèves qui a candidement sorti cette phrase.
Revenons au début. Je vous passe les dinosaures et l'invention de la roue pour revenir il y a trois où j'ai découvert THE OFFICE (hey, ça faisait bien une semaine que je n'en avais pas parlé). Cette série me fait penser à des vendredis matins, à des journées pluvieuses à Noirmoutier, à des bougies dans les toilettes et à bien des rires (surtout quand on me traduisait ce qui venait d'être dit). Bref j'ai récupéré cet document "à la" South Park et je me sers des tous les prénoms dans mes exemples de grammaire ou de vocabulaire (ce qui constitue une very very private joke, bien réconfortante). Il se trouve donc qu'Oscar est gay et aujourd'hui j'ai demandé à cette très gentille élève (grognon mais bon fond) de me traduire "le copain d'Oscar".
Elle commence:"euh Oscar..Boyfriend" et là, ses yeux grandissent et elle sort sans s'embêter de la moindre tenue: "QUOI, il est pédé?"
J'ai donc du faire quelques corrections, en français et en anglais.

"Kids, sometimes it pays to be gay" - Oscar

PS: iphone alert et Wii alert sur "How I met your mother"